L'épineux problème des fausses nouvelles

L'épineux problème des fausses nouvelles

ven, 02/02/2018 – 19:00
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Pour bâtir sa crédibilité, Le Peuple doit gérer le phénomène des fausses nouvelles. Voici mes réflexions à cet égard.

Photo : Wokandapix, CC0

Le Peuple est un journal encore tout jeune et pour bâtir sa crédibilité, il doit gérer le phénomène des fausses nouvelles, un fléau qui affecte autant les médias traditionnels que les médias alternatifs. Afin de bien comprendre l'enjeu, il faut toutefois se pencher sur le sens de l'expression « fausse nouvelle », qui n'est pas aussi évident qu'on pourrait le croire.

Le double sens de l'expression « fausse nouvelle »

C'est que l'expression « fausse nouvelle » porte en elle deux définitions qui s'entremêlent.

Selon sa première définition, une « fausse nouvelle » désigne, simplement, une nouvelle qui n'est pas véridique. Ainsi, lors de la soirée électorale de 2007 au Québec, Radio-Canada avait annoncé la défaite de Jean Charest dans son propre comté... pour se raviser une heure plus tard : Jean Charest, au bout du compte, avait été réélu.

La seconde définition de « fausse nouvelle » est beaucoup plus sournoise, car elle désigne une nouvelle qui peut être ou ne pas être vraie, mais qui, avant tout, déplaît à un groupe de gens. Le reportage de TVA en décembre dernier selon lequel des femmes ont été exclues d'un chantier de construction près d'une mosquée en est le parfait exemple. Nombreux sont les Québécois à juger que les autorités se sont montrées plus empressées à étouffer l'affaire qu'à chercher la vérité. En ce sens, le terme « fausse nouvelle » n'a pas été utilisé pour statuer sur la véracité du reportage de TVA – qui demeure inconnu –, mais pour dire : « Taisez-vous. »

Nous indiquons toujours nos sources avec chaque article

En gardant la première définition de « fausse nouvelle » en tête, je vais maintenant expliquer comment Le Peuple évite de publier des nouvelles qui ne sont pas véridiques.

Tout d'abord, sachez que nous publions toujours nos sources au début de chacun de nos articles et nous comptons continuer dans cette direction. En agissant de cette façon, nos lecteurs peuvent, à tout moment, vérifier que nous n'affirmons pas quelque chose sans preuve.

Cependant, nous avons remarqué qu'il est parfois difficile de naviguer parmi les sources pour trouver ce que l'on y cherche précisément. À cet effet, je travaille sur un nouveau système pour simplifier les choses. Il faudra attendre encore quelque temps pour que celui-ci soit déployé.

Nous nous assurons de la fiabilité de nos sources

Chaque fois que c'est possible, nous utilisons des sources premières. Autrement dit, si nous relayons les propos d'un intervenant X, c'est que nous pouvons les retracer directement sur son compte Facebook, dans une entrevue ou dans une conférence de presse. Lorsque c'est impossible, nous utilisons des sources secondaires reconnues comme fiables par la majorité des gens comme Radio-Canada, La Presse, Le Devoir ou Le Journal de Montréal. Plus nous avancerons et moins nous dépendrons de ces sources secondaires.

Le cas des réseaux sociaux est unique, car on y trouve une foule d'informations intéressantes, mais pas toujours vraies. C'est pourquoi nous les analysons scrupuleusement et si nous ne pouvons pas entièrement confirmer leur véracité, nous ne les relayons pas dans notre journal. Ainsi, nous avons passé sous silence plusieurs « révélations » qui ont pourtant fait le tour des réseaux sociaux.

Nos articles sont toujours révisés par quelqu'un d'autre

Les rédacteurs derrière nos articles prennent le soin de retranscrire l'information avec la plus grande rigueur. Cela dit, l'erreur est humaine et c'est pourquoi nos articles sont révisés par une personne tierce afin d'assurer leur qualité factuelle.

Notre journal est appelé à affronter de nouveaux défis

Le journal étant petit, les choses ont été très faciles jusqu'à présent. Or, s'il continue de grandir, il viendra un jour où on brandira l'expression « fausse nouvelle » pour nous discréditer et pour tenter de nous faire taire. Aucune solution miracle contre ces attaques n'existe et il nous faudra faire preuve de beaucoup de patience, de discipline et de travail acharné pour consacrer notre droit à l'existence.

À cet égard, notre message a toujours été le même, à savoir que les gens ont le droit d'être en désaccord avec notre ligne éditoriale ou l'orientation de nos textes, mais que cela ne signifie pas pour autant que ce que nous affirmons est faux. Chaque fois que cela est nécessaire, nous rappelons aux sceptiques que toutes nos sources sont publiées avec nos articles et nous leur demandons de nous corriger si jamais nous avons fait une erreur – une possibilité qu'on ne peut jamais exclure et qui fut, à un point ou un autre, la réalité de tous les médias du monde.

Merci de suivre le journal Le Peuple

Depuis ses débuts, le journal a connu une belle progression, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Véritablement, tout reste encore à bâtir. Je vous remercie de nous suivre. Nous nous reparlerons bientôt.

Cordialement,

Pascal Bergeron

Fondateur et président du journal Le Peuple

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