Ventre à louer

Ventre à louer

mer, 27/06/2018 – 15:00
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La classe politique canadienne s'apprête à légiférer afin de banaliser la gestation pour autrui (GPA).

Voici la ou les sources de cet article : Radio-Canada, Le Point, Le Journal de Montréal et TVA Nouvelles / Voici la source de la photo : Anna Langova, CC0

Dans la foulée du débat inauguré à Ottawa sur la rémunération des mères porteuses, toute la classe politique marche sur des oeufs. En effet, plusieurs observateurs disent craindre une « marchandisation du corps des femmes » si nos gouvernements poussaient l'audace jusqu'à légaliser une pratique toujours interdite par la loi.

En guise de rappel, il serait important de souligner que le Code criminel, sous juridiction fédérale, interdit la rémunération des mères porteuses et que des amendes particulièrement salées ont été prévues le cas échéant. Toutefois, le législateur autorise une certaine forme de compensation pour l'achat de vêtements de maternité, les déplacements ou d'autres frais encourus par la mère porteuse.

Une femme n'est pas une couveuse

Du côté de la classe politique québécoise, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, n'envisage pas de permettre la rémunération des mères porteuses. Cette dernière admet, toutefois, que la reconnaissance de certaines de leurs dépenses puisse être prise en compte dans le cadre de la vaste réflexion qui entoure actuellement la réforme du droit de la famille.

Louise Langevin, professeure de droit à l'Université Laval, estime que la classe politique se bouche les yeux pour ne pas admettre que les mères porteuses sont payées d'une façon ou d'une autre pour leurs services. Une réalité qui lui fait froncer les sourcils : « le discours officiel parle de don de soi et d'altruisme, des qualités que l'on veut naturelles aux femmes. Mais qui est assez fou pour travailler gratuitement ? »

Et, manifestement, le chat vient de sortir du sac : le fait de porter un enfant pour autrui revient à effectuer un travail, rémunéré ou pas. Normalement, les femmes avaient l'habitude de porter les enfants d'une union librement consentie, les enfants de l'amour. La maternité, malgré ses diverses conséquences, ne faisait pas partie de la sphère des rapports de production.

Une controverse qui date déjà

Pierre Bergé, célèbre actionnaire du quotidien Le Monde, avait suscité une véritable commotion sur les médias sociaux après avoir comparé la gestation pour autrui à une forme de travail comme une autre. N' y allant pas avec le dos de la cuillère, il affirmait que « louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant ».

Cette fameuse tirade aura fait en sorte d'opposer une partie du mouvement féministe à la mouvance LGBT+ et fait prendre conscience à beaucoup de femmes du danger de louer leur corps aux forces du marché.

Plus proche de nous, Léo-Paul Lauzon, professeur au Département des sciences comptables de L'UQAM et blogueur au Journal de Montréal, fustige l'hypocrisie de nos politiciens, dans un contexte où « afin de satisfaire la rapacité de certains, nos gouvernements poussent toujours plus loin l'exploitation de l'être humain et encore plus des femmes et des démunis. Pourtant, le Canada en particulier et les pays occidentaux en général se font les chantres du respect des droits de la personne ».

La maternité n'est pas un travail et le corps de la femme n'est pas un simple matériau. La GPA est une monstruosité sur toute la ligne.

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Commentaires

Antérieurement c'était l'Église et ses curés qui étaient dans les chambres à coucher. Maintenant, ce sont nos gouvernements. Ça va faire du monde à la messe et tout un "party".

voila le résultat du féminisme a son paroxysme..

voila aussi pourquoi beaucoup de femme son pro immigration car elle pourront garder leurs forme,avoir une carrière pendant que les femmes le plus pauvres serviront d incubateur ..

de plus il faut être foutrement mal pris pour faire porter un bébé par des immigrées ou les femmes les plus pauvres de notre société,pendant que les femmes plus riches pourront continuer a boire de l alcool,fumer,prendre de la drogue ,travailler,aller a l école,garder leurs formes le plus longtemps possible et ensuite elles feront élever leurs enfants par des nounou ,ensuite les c.p.e. et a l école...

quelle génération donneras cette folie et quelle genre de valeur ces féministes sont elle en train de créer..

il y a eu du changement mais le changement n est pas synonymes de progrès..

répugnant encore une fois et le tout grâce a trudeau qui devrait se faire changer en femme pour aller faire la pute dans les ghetto de Toronto..