Justin Trudeau abat ses cartes au Council on Foreign Relations

Justin Trudeau abat ses cartes au Council on Foreign Relations

sam, 29/09/2018 – 10:15
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Le premier ministre du Canada s'est rendu à New York pour tenter de défendre les politiques de son gouvernement.

Voici la ou les sources de cet article : CFRVOLTAIRE NET, Le Soleil, Yahoo, Capital, La Tribune et ReutersVoici la source de la photo : Mohammad Jangda, FlickrCC BY-SA 2.0

Invité par le Council on Foreign Relations* (CFR) à participer à une discussion devant les membres de l'organisme, mardi dernier, Justin Trudeau était accompagné de ses deux ministres responsables des affaires étrangères et du commerce international afin de faire du rétropédalage alors que les négociations sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis piétinent.

Le président américain boude le Canada

Plus tôt dans la semaine, le premier ministre et sa délégation de négociateurs s'étaient rendus à l'Assemblée générale des Nations unies et ils ont profité de l'occasion pour reprendre le fil de la discussion avec le président américain sur la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Manifestement frustré par l'intransigeance de l'équipe de négociation canadienne, Donald Trump affirme qu'il a refusé de rencontrer Justin Trudeau à cet effet. Comme le rapportait, mercredi, la Presse canadienne, le président américain trouve que les tarifs douaniers du Canada sont trop élevés et il souhaite que le gouvernement Trudeau assouplisse ses positions.

Le Canada est mis sur la glace

Les négociateurs américains, n'ayant plus de temps à perdre, se sont empressés d'aller vers le Mexique afin de conclure un accord bilatéral qui laisse le Canada seul dans sa cour. Dans le même ordre d'idée, les autorités mexicaines ne veulent pas entendre parler des questions sociales mises de l'avant par Justin Trudeau quand il s'agit de négocier des accords de libre-échange avec ses voisins.

Des positions humanistes ambigües

Fidèle à ses habitudes, le gouvernement canadien pratique une approche de la négociation qui passe par la bande. La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui accompagnait le premier ministre lors de cette discussion, a réitéré ses positions en faveur des droits de la personne. Rappelons que, malgré tout, le gouvernement Trudeau n'a jamais hésité à vendre des véhicules blindés d'assaut à l'Arabie Saoudite.

Intervenir dans la cour du voisin

La ministre Freeland a l'habitude d'utiliser les droits de la personne pour justifier les interventions canadiennes dans les affaires intérieures de nombreux pays. Commentant la crise politique qui secoue présentement le Venezuela, elle a rappelé que le « Canada a imposé des sanctions ciblées » à ce pays. « Je crois que le pouvoir vénézuélien doit prendre la pleine mesure de ses actions », a-t-elle ajouté.

Qu'est-ce qui motive le Canada à s'opposer de la sorte à un pays d'Amérique centrale avec lequel il n'entretient pas de contentieux ? Une remarque de Richard N. Haass, président du CFR, nous a mis la puce à l'oreille. Ce dernier soulignait que le Canada est le plus grand fournisseur d'énergie des États-Unis, une conjoncture qui explique bien des choses quand on sait que le Venezuela demeure un compétiteur sur le marché des hydrocarbures.

Les États-Unis se sentent floués

Paradoxalement, c'est le géant américain qui se retrouve seul dans sa cour, alors que les sanctions économiques imposées à la Chine ont obligé cette dernière à se tourner vers le Brésil pour lui fournir des denrées à base de soya. Cette situation cause un tort incroyable aux grands producteurs américains de soya et semble motiver les négociateurs américains à se montrer agressifs vis-à-vis des marchés agricoles canadiens.

Richard N. Haass a, par ailleurs, lancé une boutade révélatrice lors des présentations d'usage : « les États-Unis et le Canada partagent, aussi, la plus longue frontière non militarisée au monde, en tout cas jusqu'à nouvel ordre », ce qui a déclenché une salve de rires dans l'assistance. Le Canada serait-il en train de devenir un compétiteur plus qu'un allié des États-Unis ?

Le pot aux roses est dévoilé

Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, a finalement dévoilé le pot aux roses en répondant à une question du président du CFR sur la position canadienne vis-à-vis de l'adhésion très critiquée de la Chine à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

Le ministre Carr, ne se souciant pas outre mesure des conditions de cette adhésion, a dit, le plus simplement du monde : « ce que ça signifie [la récente adhésion de la Chine à l'OMC] pour le Canada, c'est que la Chine possède une économie de première importance, et nous croyons qu'il s'agit d'une économie qui peut susciter bien des investissements en direction du Canada et offrir beaucoup d'opportunités pour des échanges de biens et services entre nos deux pays [Canada et Chine] ».

* Le CFR est un groupe de réflexion américain dont l'objectif est d'analyser la politique étrangère des États-Unis à la lumière de la situation politique mondiale.

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Commentaires

...un bouffon aux yeux des citoyens canadiens, une marionette pour les affairistes corrompus. Il défends ses politiques. Ben voyons donc ! En résumé : nous vendre au plus offrant. Et en ce moment, les plus offrant viennent du désert, possèdent du pétrole, achètent des armes, et veulent la Djihad. Ah ! Il brigue maintenant le titre de Sultan Justin d'Arabie.

Justin...Justin...Justin....je suis plus capable de le voir et ce, même en photo. pout! pout!....

Trudeau a pensé gagner en politique avec son beau sourire comme dans sa vie mais ça ne cache pas son incompétence en politique.

Le Canada s'enfonce dans l'isolement. Les USA et le Mexique nous traitent comme un enfant dans la cour de grands. L'Arabie Saoudite que Trudeau veut séduire nous demande des excuses. C'est pathétique. Le monde va vers le chaos.

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