Radio-Canada tend un traquenard à Denise Bombardier

Radio-Canada tend un traquenard à Denise Bombardier

sam, 27/10/2018 – 12:30
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La chroniqueuse remonte les bretelles à Jean Chrétien à propos de la survivance des francophones hors Québec.

Voici la ou les sources de cet article : TLMP #1, #2, Radio-Canada, Huffington Post Québec et Le matin du NordVoici la source de la photo : Simon Villeneuve, WikimediaCC BY-SA 3.0

Denise Bombardier a dû faire face à une levée de boucliers à la suite de la diffusion de la dernière version de l'émission Tout le monde en parle. Véritable tribunal de la « paix sociale », cette émission de divertissement permet, invariablement, à son animateur de rétablir l'« harmonie » sur un plateau télévisuel qui réunit souvent des interlocuteurs qui font semblant de s'affronter.

Jean Chrétien est soumis à la question

Cette fois-ci, le tribunal télévisuel opposait Jean Chrétien à divers invités affichant leurs velléités souverainistes. On l'avait invité pour souligner le 25e anniversaire de son élection comme premier ministre du Canada et saluer l'édition de Mes Histoires, un florilège de ses « meilleurs souvenirs de vie politique ».

Serge Fiori, un des juges de ce panel d'invités très sélects, a voulu chatouiller la fibre fédéraliste de M. Chrétien : « pourquoi ne pas voir le Québec comme un pays ? » lui a-t-il lancé. Toujours aussi sûr de lui-même, M. Chrétien lui a rétorqué, d'un ton débonnaire, « bien, écoutez, parce que vous n'êtes pas de mon avis » … laissant entendre qu'il ne changerait jamais ses convictions fédéralistes.

Denise Bombardier mène la charge

C'est surtout Denise Bombardier qui s'est occupée de mener la charge contre celui qui aurait été responsable de l'isolement du Québec durant les négociations constitutionnelles de 1982. Elle a tancé l'inculpé avec cette formule sans équivoque : « monsieur Chrétien, vous avez toujours été opposé à l'indépendance du Québec ! » Se voulant équitable, elle a ajouté que les historiens départageront le témoignage d'un Jean Chrétien qui assure ne pas avoir trahi le Québec, lors de la fameuse « nuit des longs couteaux », de la réalité des faits.

Le Canada aurait permis au français de perdurer

Toujours est-il que c'est après avoir invoqué la disparition des francophones hors Québec que Denise Bombardier s'est butée à une fin de non-recevoir de la part de Jean Chrétien. Ce dernier s'est évertué à soutenir que c'est la décision des anciens colons français de demeurer sous la gouverne de la Couronne britannique, au lieu d'opter pour la révolution américaine, qui aura rescapé la culture française en Amérique.

Radio-Canada met en scène un nouveau tribunal

Ne voulant pas concéder le terrain à M. Chrétien, Denise Bombardier a lancé qu'« à travers le Canada, toutes les communautés francophones ont à peu près disparu ». Et, c'est précisément cette affirmation qui aura permis à Radio-Canada de refaire un second procès, sur les ondes de sa radio franco-ontarienne, afin, cette fois-ci d'accuser la chroniqueuse du Journal de Montréal de nier la réalité de la survivance des Canadiens français hors Québec.

Mardi dernier, celle qui menait la charge contre Jean Chrétien a dû répondre de ses paroles lors d'un entretien radiophonique mené par la Franco-ontarienne Martine Laberge, lors de l'émission Le matin du Nord. Cette fois-ci, le ton n'était plus à la baliverne et l'ambiance s'était nettement refroidie.

Madame Bombardier est accusée de mépriser les Franco-canadiens

L'animatrice a traité la principale intéressée sans ménagement : « Réalisez-vous que tenir des propos pareils à la télévision nationale, ça a un impact, ça renforce certaines idées préconçues comme quoi le français n'existe pratiquement plus et que vous faites mal aux communautés francophones canadiennes ».

Denise Bombardier a bien tenté de se justifier en répétant, ad nauseam, qu'elle aime les francophones hors Québec et qu'elle admire ce combat résolu mené pour leur survie culturelle. Mais, le cœur n'y était plus et la juge, devenue accusée, a terminé son entretien la mine basse.

Radio-Canada semble avoir préparé le terrain, lors de la confrontation entre Jean Chrétien et Denise Bombardier, pour tendre un traquenard à cette chroniqueuse qui n'a pas la langue dans sa poche. Les francophones hors Québec seraient-ils devenus une nouvelle monnaie d'échange pour les tenants de ce multiculturalisme canadien qui règne coast-to-coast ?

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Commentaires

L`ex 1er ministre Chrétien n`a aucune crédibilité en regard des relations fédérales avec le Québec.Ce vieux vendu n`était que la marionnette des Desmarais.La langue française a reculé sous chaque gouvernement libéral,mais c`est ridicule de croire que ce traître anti québécois puisse avouer qu`il a tout fait pour diluer le pouvoir du Québec vis à vis le Canada, et pas seulement en ce qui concerne la langue ! Son gouvernement a entamé la démolition en règle du Québec,mais aussi du reste du Canada (ROC).Qui parmi les gens de 50 ans et plus reconnait aujourd`hui le pays où il faisait bon vivre, où l`insécurité multiculturaliste n`existait pas?L`époque où les canadiens étaient maîtres chez eux, et où les immigrants s`intégraient sans imposer leurs coutumes et religions à leurs hôtes? Trudeau accélère l`anéantissement du pays et met tout en place pour un affrontement sanglant entre les cultures incompatibles que sont la culture laïque moderne et la culture religieuse fanatique et archaïque