Pas facile de contenter les réfugiés syriens

Pas facile de contenter les réfugiés syriens

ven, 14/09/2018 – 10:15
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Ils ont été nombreux à se plaindre de leurs séjours dans les hôtels, payés à même les poches des contribuables.

Voici la ou les sources de cet article : The Rebel et Scribd / Voici la source de la photo : CC0

En 2015 et 2016, le Canada a accueilli de nombreux réfugiés syriens, une cinquantaine de milliers, pour ainsi dire, non sans leur offrir une aide tant logistique que financière, dans le but de rendre leur séjour au pays le plus agréable possible.

Or, cet élan de générosité de la part du gouvernement Trudeau n'a pas eu l'heur de plaire à tout le monde. Nous avons souligné dans d'autres articles les problèmes que la présence de ces réfugiés dans des hôtels ontariens a causés (ici, ici et ici). Il sera plutôt question, ici, du peu de considération que certains d'entre eux ont manifesté à l'égard de leurs hôtes. Tout est consigné dans des documents d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) que le média The Rebel a obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Dans une section des documents, on rapporte que des réfugiés s'étaient plaints de la quantité et de la qualité de la nourriture servie dans les repas de l'hôtel Howard Johnson, à Kitchener, en Ontario. L'établissement a dû signer une entente avec des fonctionnaires et promettre d'améliorer son menu. Une démarche, semble-t-il, qui n'a abouti à rien, puisqu'à un autre endroit dans les documents il est écrit qu'« aucune amélioration significative n'a été apportée » à cet égard. D'autres réfugiés se sont également montrés insatisfaits de la qualité de la nourriture offerte à l'hôtel Studio 6, à Toronto.

Mais ceux que les fonctionnaires qualifient de « clients » ne se sont pas plaints que de la nourriture. Ils ont également reproché au gouvernement de ne pas leur avoir donné suffisamment d'information avant leur arrivée au Canada. L'un des points de litige a eu trait aux coûts des logements. Dans les documents de l'IRCC, il est indiqué que « [l]es attentes irréalistes concernant le coût de la vie et la durée du séjour dans un logement temporaire ont suscité beaucoup de frustration [chez les réfugiés] et peuvent constituer un obstacle à leur processus d'établissement ».

En d'autres termes, les loyers au Canada coûtent trop cher pour ces réfugiés qui ne roulent pas sur l'or. C'est pourquoi on précise, dans les documents, que « le montant prévu pour l'allocation [destinée au] logement continue d'être une préoccupation fondamentale pour les ''clients'' ». Quiconque sait lire entre ces lignes empreintes de rectitude politique comprend que les réfugiés n'étaient pas tous satisfaits de l'obole qui leur était versée par le gouvernement. Plusieurs étaient même « mécontents » de ne pas avoir pu choisir des emplacements autres que ceux qui leur étaient destinés, là où les loyers sont moins chers.

En y regardant de plus près d'ailleurs, on se demande bien pourquoi certains de ces réfugiés ont déménagé au Canada. Car quelques-uns travaillaient déjà en Jordanie, peut-on lire dans les documents, et ceux-là disaient craindre « qu'il soit plus difficile [pour eux] de subvenir aux besoins de leurs familles à Toronto ».

Encore une fois, nous tenons à vous rappeler que toutes ces informations proviennent de correspondances entre des directeurs hôteliers et des fonctionnaires du gouvernement fédéral. Des copies de ces correspondances ont été publiées sur le site du média The Rebel et portent la marque du gouvernement fédéral.

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Commentaires

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Quand on est en pays étranger, tu te dois de respecter les lieux que le pays t'offre en attendant que les dossiers se règlent. Il est évident que ce n'est pas parfait mais les Syriens n'étaient pas dehors à la belle étoile. En ce qui concerne l'alimentation, ceux-ci devaient s'attendre à ce qu'il y ait quelques petits manquements. Faut mentionner que personne est mort de faim, ni de froid. De toute façon, les plus difficiles ce sont toujours ceux qui n'ont rien chez-eux...pas ceux qui ont travaillé fort pour en arriver là. Selon les avis des hôteliers, il y a eu beaucoup de casses qu'ils ont dû réparer après leurs départs. Alors, le civisme....ils ne connaissent pas ça? En plus de payer pour eux...il faut défrayer le coût de leurs casses, C'est beau l'immigration mais pas à n'importe quel coût. Va t-il falloir les éduquer en plus de les faire instruire et les faire vivre?