Le cours d'Éthique et culture religieuse est de la « propagande »

Le cours d'Éthique et culture religieuse est de la « propagande »

lun, 02/12/2018 – 20:30
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Pour Djemila Benhabib, le Québec, avec ce cours, est en train de former « non pas des citoyens, mais des mollassons ».

Sources : BLVD, Le Journal de Québec #1 et #2Photo : Simon Villeneuve, WikimediaCC BY-SA 3.0

En entrevue à l'émission Sophie sans compromis à la station radiophonique BLVD, l'écrivaine et militante politique Djemila Benhabib a qualifié le cours d'Éthique et culture religieuse de « cours de propagande destiné à endoctriner les enfants », et de « cours 101 de multiculturalisme et d'accommodements raisonnables ».

Mme Benhabib réagissait à deux articles parus dans le Journal de Québec sous la plume de Joseph Facal, qui y relatait des cas de parents et d'élèves qui s'insurgeaient contre « les biais tendancieux contenus dans le manuel du cours ».

Pour Mme Benhabib, le Québec est en train de former « non pas des citoyens, mais des mollassons », ce qui risque de s'avérer dangereux à long terme : « Le ministère de l'Éducation en réalité souhaite que nos enfants aient une attitude d'idolâtrie vis-à-vis des religions », a-t-elle déclaré. Elle déplore qu'on enseigne, au sein du cours d'Éthique et culture religieuse, une seule vision de l'islam, alors qu'il y a plusieurs courants comme dans toute autre religion. Pour elle, les laïcs ou les courants progressistes et réformistes y sont « totalement méprisés ».

Au regard de l'enseignement de la religion, elle préconise une approche historique et scientifique, car les religions sont avant tout des faits historiques. Et cette approche doit nous conduire à nous interroger sur les religions, tout le contraire de ce que permet le cours d'Éthique et culture religieuse.

S'interroger sur ces religions signifie d'en remettre des pans entiers en cause. C'est pourquoi, pour Mme Benhabib, « il n'est pas question [...] aujourd'hui de se servir de [textes religieux] pour valider des traditions, des coutumes, des approches qui ne respectent pas la dignité et les droits humains ».

Commentaires

Lorsque le ministère de l'éducation a décidé l'enseignement des religions, ce n'était pas pour prioriser une religion plus qu'une autre. C'était pour renseigner les élèves des religions diverses qui existaient ici au Québec et dans le monde. car si nous sommes multiculturels et que nous devons vivre ensemble, il est important de connaître l'autre. Donc, s'offusquer parce que le prof a abordé celle de la communauté musulmane, est à mon avis, un non sens car elle risque l'isolement de leurs citoyens de la part des autres communautés. Si nous, nous devons les respecter, ceci doit se faire dans les deux sens. Tous les courants qui existent au Québec contribuent à son avancement, veut ou veut pas car nous vivons en démocratie Québécoise / Canadienne. Que ça déplaisent à certains, ceux-ci devront s'y faire ou chercher ailleurs leur chemin de Damas.

Vous dites : '' Tous les courants qui existent au Québec contribuent à son avancement, veut ou veut pas car nous vivons en démocratie Québécoise / Canadienne'' Non ! Les Québécois ont sorti la religion de leur vie parce que la religion catholique romaine jusqu'aux années 50-60 disait aux gens comment penser, au lieu de leur laisser la liberté de se faire leur propre opinion, leur propre idée et était trop accrochée à l'ancien testament. Je me souviens très bien que les femmes n'avaient pas le droit de prendre une décision, pas le droit de signer un chèque, c'était le mari et personne d'autre qui avait le dernier mot, après le curé. L'être humain a été créé avec le libre arbitre et doit rester libre ! Depuis quelques années , l'islam arrive avec ces coutumes qui relayent la femme à un état de sous-produit, qui doit se retirer de la scène, qui doit rester ''en arrière'' et accrochés à l'ancien testament. Le Québec a évolué en se libérant de ce carcan ! Pas question de reculer !

Le cours ECR n`a aucune raison valable d`être imposé à une génération sous sa forme actuelle. Le Québec ainsi que les institutions d`enseignement sont réputés laïcs. La religion n`a pas sa place dans les écoles, et ne peut être imposée de force ! Le gouvernement libéral a voté une loi liberticide pour obliger les parents qui désapprouvent ce cours à y soumettre leurs enfants contre leur volonté ! Ils qualifient ce cours de propagande et d`endoctrinement mondialiste, de biaisé, de complaisant envers l`islam, et se plaignent qu`aucune place ne soit réservée au principe de laïcité ni à celui d`agnosticisme. Cette loi pernicieuse prive les parents du droit fondamental d`élever leurs enfants selon leurs principes et croyances ou de non croyance. De toute évidence, c`est une loi qui sert uniquement la volonté des décideurs qui bafouent la liberté des citoyens pour fabriquer une génération mondialiste en omettant d`inclure dans ce cours tous les détails négatifs sur les religions.

Disons tout d'abord que toutes les religions sont dogmatiques et limitatives par leurs règles ségrégationnistes visant les sexes, les races, la peau et tout ce qui ne cadre pas dans ses édits. Dans un Québec qui est reconnu pour sa laïcité institutionnelle il est mal venu d'enseigner les religions qui sont par essence de nature " privée ", et ont ce défaut de diviser. Alors pourquoi ne pas transmettre aux enfants des valeurs unificatrices, sachant que tous les humains ont un coeur, et leur enseigner simplement " l'amour ". Les enfants ne cherchent qu'à s'aimer, c'est leur premier réflexe, ainsi instruisons les des valeurs d'amour, d'amitié, de douceur, de bonté, de générosité, de gratuité, de simplicité, d'humilité, de paix, et laissons aux parents qui le veulent, le soin de leur transmettre les valeurs religieuses. Et apprenons aux enfants la méditation, car une telle pratique apaise l'esprit, unifie les coeurs, développe l'acuité intellectuelle et apporterait une solution aux TDAH.

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