Justin Trudeau veut aider les djihadistes à réintégrer la société

Justin Trudeau veut aider les djihadistes à réintégrer la société

mar, 21/11/2017 – 13:06
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D'ailleurs, 60 de ces djihadistes sont déjà de retour au Canada. Les députés du Parti conservateur sont tombés des nues.

Source : Nos communes / Photo : Stevens Leblanc

Il y a quelques jours, on apprenait que le gouvernement du Canada parlait de « réintégrer » dans la société les djihadistes canadiens de l'État islamique. Lundi, à la Chambre des communes, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a réitéré cette position en expliquant qu'il fallait « aider les gens à se détacher des idéologies violentes ». Plus tard, il a répété que le gouvernement était là « pour les aider à laisser tomber cette idéologie terroriste » liée au groupe État islamique.

De tels propos n'ont pas manqué de faire réagir les députés du Parti conservateur. Son chef, Andrew Scheer, a demandé : « Pourquoi ce premier ministre a-t-il tant de difficulté à soutenir les victimes ? » Quant à la députée Michelle Rempel, elle s'est exclamée : « Ce qu'il aurait dû dire, c'est qu'on doit subir des conséquences lorsqu'on décide de combattre pour une secte sanguinaire terroriste. »

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenté de prêter main-forte au premier ministre. Il a dit que « le SCRS, la GRC et l'ASFC portent une attention très particulière à toutes les personnes qui posent un danger pour la sécurité du Canada. » Il a souligné que « le gouvernement du Canada sait que 60 voyageurs extrémistes sont de retour au pays, et ceux-ci font l'objet d'enquêtes très serrées. »

Le député conservateur Pierre Paul-Hus a dit : « 60 combattants du groupe armé État islamique sont revenus au Canada, après avoir combattu nos soldats canadiens et nos alliés. C'est assez baveux, merci. » Puis, il a enchaîné : « Maintenant, le bureau du ministre nous dit que le retour des voyageurs terroristes étrangers et de leurs familles exige un soutien approprié en matière de désengagement et de réinsertion. C'est à ne plus rien comprendre. Est-ce que le ministre réalise que son travail est d'assurer la sécurité des Canadiens et non pas le confort de ces meurtriers ? »

M. Goodale a répondu que lorsque « des éléments de preuve montrent qu'une personne a commis des infractions à l'endroit du Canada, ces preuves servent à établir un dossier qui est soumis aux tribunaux. Lorsqu'il est possible d'intenter une poursuite, on le fait avec toute la sévérité qu'autorise la loi. »

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