Les problèmes d'Airbus, partenaire de Bombardier, s'accumulent

Les problèmes d'Airbus, partenaire de Bombardier, s'accumulent

sam, 11/11/2017 – 07:38
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Aux enquêtes pour corruption auxquelles fait face l'avionneur dans trois pays s'ajoute une autre enquête aux États-Unis.

Sources : Reuters et Fox BusinessPhoto : Natalie Behring, World Economic Forum, CC 2.0

Quand le PDG d'Airbus, Thomas Enders, avait dit que son entreprise allait au-devant d’une « période turbulente et déroutante », il n'aurait jamais cru si bien dire. Car aux trois enquêtes pour corruption auxquelles fait face le nouveau partenaire de Bombardier en France, au Royaume-Uni et en Autriche s'ajoute une autre enquête, cette fois aux États-Unis.

Airbus a en effet déclaré qu'elle avait découvert des inexactitudes dans ses déclarations passées au département d'État américain sur la vente de biens et de services militaires régis par la réglementation ITAR (International Traffic in Arms Regulations) sur le trafic international des armes. ITAR est le nom officiel de règles fixées il y a 40 ans pour superviser l'exportation de produits et de données militaires susceptibles d'avoir des implications pour la sécurité nationale des États-Unis.

Airbus a déclaré que les failles avaient été découvertes pour la première fois en novembre 2016 et confirmées dans un examen interne achevé fin juillet. Elle n'a pas fourni davantage de précision sur la nature des fautes commises.

Si elle est reconnue coupable, la compagnie pourrait se voir interdire l'obtention de licences d'exportation d'équipement et de technologie militaires aux États-Unis, de même qu'elle pourrait devoir payer des amendes salées.

Le nouveau partenaire de Bombardier n'avait pas vraiment besoin de cette nouvelle tuile, lui qui est déjà visé par des enquêtes de corruption au Royaume-Uni, en Autriche et en France, des histoires qui pourraient lui coûter jusqu'à 30 % de son chiffre d'affaires moyen annuel.

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