Fini les pauses payées dans un Tim Hortons en Ontario

Fini les pauses payées dans un Tim Hortons en Ontario

jeu, 04/01/2018 – 13:00
Posté dans :
0 commentaire

Le restaurant dit avoir agi ainsi à cause de l'augmentation du salaire à 14 $/h. Il doit encore augmenter à 15 $ en 2019.

Sources : Banque du Canada (p. 3), Le Journal de Montréal, CBC News et FTQ / Photo : Marek Ślusarczyk, Wikimedia, CC BY 2.5

L'augmentation du salaire minimum continue de faire des vagues alors qu'en Ontario, un restaurant de la chaîne Tim Hortons a dû, selon CBC, enlever à ses employés plusieurs avantages sociaux comme des pauses payées ou la possibilité de prendre un congé payé le jour de son anniversaire. C'est que le gouvernement ontarien a augmenté le salaire minimum à 14 $/h et il devrait être augmenté encore une fois à 15 $/h en 2019.

La situation est telle qu'un employé a expliqué à CBC qu'il ferait, au bout du compte, moins d'argent malgré l'augmentation de son salaire. « J'ai travaillé pour cette compagnie pendant longtemps et j'étais vraiment fâché. Je n'ai pas manifesté dans la rue pour cette augmentation de salaire. Maintenant, ma situation a empiré », a-t-il déploré.

Justement, la Banque du Canada, il y a quelque temps, avertissait que la hausse du salaire minimum pourrait faire perdre jusqu'à 60 000 emplois un peu partout au pays d'ici 2019. « Les hausses du salaire minimum pourraient avoir des effets à long terme du fait de l’automatisation, des gains de productivité ou de l’évolution du taux d’activité, mais ces effets peuvent être aussi bien positifs que négatifs », écrivait-elle dans une note analytique.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), cependant, ne l'entend pas de cette façon et prévoit continuer en 2018 sa campagne pour hausser le salaire minimum à 15 $/h. Son président, Daniel Boyer, a déclaré : «  Le salaire minimum actuel est insuffisant pour vivre décemment, c’est une bataille contre la pauvreté, le gouvernement doit agir sans tarder ». Il a aussi dit : « À un moment donné, quand tu as trois maisons un peu partout dans le monde, quatre chalets, cinq bateaux et six Mercedes... t’en as peut-être assez. Partage un peu, et permets à tes employés de gagner leur vie décemment ».

Aimez-vous ce journal ? Alors, cliquez ici pour nous suivre et ne rien manquer de nos derniers articles. Si vous désirez en savoir plus sur ce journal, cliquez plutôt ici.