Ken Pereira juge l'ALENA dangereux pour la souveraineté du Canada

Ken Pereira juge l'ALENA dangereux pour la souveraineté du Canada

mar, 30/01/2018 – 17:40
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En fait, pour M. Pereira, il vaut mieux éviter les ententes globales comme l'ALENA ou le PTPGP pour le bien du pays.

Sources : CHOI 98,1 Radio X et Chapitre 11 de l'ALENA / Photo : Commission Charbonneau

Le syndicaliste et lanceur d'alerte Ken Pereira était en entrevue à l'émission de Dominic Maurais à CHOI-Radio X de Québec pour parler entre autres de l'ALENA, dont la sixième session de renégociation vient de se terminer lundi à Montréal. Un accord qu'il critique au point de remettre certaines parties en question, dont le fameux chapitre 11 qu'il souhaiterait voir disparaître.

C'est que ce chapitre, dit-il, donne trop de pouvoir à l'ALENA. Trois arbitres prennent des décisions pour trancher des litiges dans n'importe quel domaine, ce qui, clame-t-il, représente un « danger » pour la souveraineté des pays. « Je demande à tout le monde de le lire [ce chapitre] […] C'est tellement dangereux ! », s'est-il exclamé.

De plus, M. Pereira a déploré la présence du Mexique dans la renégociation de l'ALENA, car là-bas, le coût de la vie et les salaires sont si bas que le Canada ne peut tout simplement pas lui rivaliser. Les compagnies ont tendance à déménager dans des pays où la main-d'oeuvre est beaucoup moins chère, comme le Mexique ; résultat : la classe moyenne d'ici même s'appauvrit.

En fait, pour M. Pereira, il vaut mieux éviter les ententes globales comme l'ALENA ou l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Il préfère le libre-échange avec des villes et des États proches du Québec. M. Pereira juge que de tels échanges sont plus « naturels » et plus bénéfiques au bout du compte.

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