L'industrie du sirop d'érable gagnerait à être déréglementée

L'industrie du sirop d'érable gagnerait à être déréglementée

jeu, 08/03/2018 – 20:30
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Selon une étude, les producteurs québécois ne peuvent concurrencer le monde à cause de la fédération qui les chapeaute.

Sources : IEDM #1 et #2Photo : CC0

Une étude de l'Institut économique de Montréal (IEDM) révèle que le Québec perd du terrain en ce qui concerne les parts de la production mondiale de sirop d'érable. De 82 % en 2003, ces parts sont passées à 72 % en 2017. En outre, c'est le Québec qui a connu la plus faible croissance parmi les États producteurs en Amérique du Nord.

Ainsi, pour la même période, la croissance de la production québécoise de sirop d'érable a été de 60 %. C'est loin derrière le Vermont (254 %), New York (201 %), le Wisconsin (188 %), le Nouveau-Brunswick (179 %), la Pennsylvanie (158 %), le New Hampshire (139 %) et le Maine (131 %).

Pour l'IEDM, c'est l'emprise de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) qui cause du tort au marché québécois. « Nos règles contraignantes nuisent aux producteurs d'ici. Les acériculteurs québécois qui cherchent à développer leur entreprise en dehors du régime imposé par la FPAQ s'exposent à des perquisitions, des saisies et des pénalités pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars », explique Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques à l'IEDM et auteur de l'étude.

M. Moreau est d'avis que les producteurs étrangers sont en mesure de soutirer des parts de marché au Québec grâce à une stabilité des prix et à un marché libre. « Comble de l'ironie, ce sont souvent des producteurs qui ont quitté le Québec pour fuir les contraintes imposées par la FPAQ », précise-t-il.

Notons que c'est la FPAQ qui fixe les prix et qui joue le rôle d'agent de vente exclusif pour la vente en vrac. C'est aussi elle qui « décide des conditions de mise en marché et de production » du sirop d'érable.

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