L'Ontario, le « nouveau cancre des finances publiques »

L'Ontario, le « nouveau cancre des finances publiques »

mer, 25/04/2018 – 18:00
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L'agence de notation Moody's a revu à la baisse ses perspectives pour la province, changeant sa cote de stable à négative.

Sources de l'article : IEDM #1#2Institut Fraser, Baystreet et CP24 / Source de la photo : Joseph Morris, FlickrCC BY-ND 2.0

Le Québec a été vu pendant longtemps comme le mouton noir du Canada en matière de finances publiques. Or, ce titre revient maintenant à l'Ontario, si l'on se fie à l'analyse de l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Si le Québec réussit à équilibrer son budget depuis 2015-2016, l'Ontario, elle, accuse un déficit de 6,7 milliards et ne retrouvera l'équilibre budgétaire qu'en 2024-2025, selon les projections du gouvernement. En excluant le service de la dette, les dépenses de la province voisine ont connu une augmentation de 28 % ces dernières années, comparativement à 19 % pour le Québec. Enfin, sa dette nette a atteint 308,2 milliards $, soit 37,1 % du PIB.

L'Ontario ne fait pas très bonne figure du côté fiscal non plus. La province vient au deuxième rang des provinces et des États nord-américains pour le taux marginal d'imposition le plus élevé, avec 53,53 %, selon l'Institut Fraser. Le Québec suit au troisième rang.

La détérioration des finances publiques de l'Ontario inquiète tellement l'agence de notation Moody's qu'elle a revu à la baisse ses perspectives pour la province, changeant sa cote de « stable » à « négative ». Selon l'agence, le dernier budget provincial « met en évidence une pression croissante sur les dépenses qui devra être corrigée dans un proche avenir ».

Ces analyses négatives ne sont pas de bonnes nouvelles pour le gouvernement libéral de Kathleen Wynne, lui qui se retrouve en pleine campagne électorale. Les derniers sondages placent les conservateurs au premier rang avec 46 % des intentions de vote, contre 27 % pour le NPD et 21 % seulement pour les libéraux.

Commentaires

Quand on se compare, on se console.
Alors que nous étions, au Québec, supposément des nuls en finance, Toronto, la belle "province des affaires" perd du gallon.

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