Les Québécois ne veulent pas vraiment de baisses d'impôt

Les Québécois ne veulent pas vraiment de baisses d'impôt

sam, 05/05/2018 – 17:15
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On ne peut pas vouloir moins d'impôt tout en gardant les services publics actuels, selon un auteur et conseiller financier.

Source de l'article : Radio X (à partir de 05:00) / Source de la photo : CC0

Les Québécois ne veulent pas vraiment de baisses d'impôts, même s'ils affirment le contraire. C'est ce qu'a affirmé l'auteur et conseiller financier Ian Sénéchal dans une entrevue qu'il a accordée à Radio X.

Car pour M. Sénéchal, les Québécois, s'ils disent vouloir moins d'impôt, souhaitent néanmoins que le gouvernement maintienne les services publics actuels, ce qui constitue une incohérence, selon lui.

« On n'est pas prêt à couper dans aucun chèque que le gouvernement nous envoie », a-t-il soutenu. À ses yeux, une des solutions pour avoir moins d'impôt est de donner plus de place au système privé. Par exemple, 50 % du budget du gouvernement est consacré à la santé. Alors, dit-il, si les Québécois veulent moins d'impôt, ils devront faire plus confiance au privé.

« Si vous voulez vraiment en avoir plus dans vos poches, faites confiance à l'entreprise, faites confiance à l'entrepreneuriat [...] », a-t-il précisé à ce sujet.

Pour lui, les libéraux provinciaux sont des « maîtres équilibristes », à savoir qu'ils réussissent toujours à équilibrer le budget et à montrer que les finances publiques sont en bonne santé. La conséquence en est que les Québécois sont disposés à les croire.

« La dégradation de nos services publics se fait tellement de manière graduelle qu'on la tolère plus facilement », a-t-il dit. Le même constat s'applique à l'égard de la fiscalité. « [...] notre taux de taxation a tellement augmenté de manière graduelle qu'on le tolère plus facilement aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Commentaires

...veulent payer des taxes et des impôts à conditions d'avoir des services en échange, des programmes sociaux solides. Les impôts et les taxes payés par les citoyens ordinaires ne doivent pas servir à financer l'état providence des riches, du crime organisé, de l'évasion fiscale et des enveloppes brunes des non-élus (hauts-fonctionnaires et 100 mogols).

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