ALENA : le programme progressiste de Justin Trudeau ne passe pas

ALENA : le programme progressiste de Justin Trudeau ne passe pas

mer, 26/09/2018 – 20:05
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Les éléments progressistes qu’ont tenté de marchander les négociateurs canadiens ne font plus partie des discussions. 

Voici la ou les sources de cet article : Financial Post, The Montreal Gazette #1 et #2Voici la source de la photo : CC0

Rien ne va plus pour le premier ministre Justin Trudeau alors que les efforts de son gouvernement visant à inclure des chapitres relativement aux peuples autochtones et à l'égalité des sexes dans le nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) se sont avérés vains. C'est ce que nous apprend Carlo Dade, directeur du Centre de commerce et d'investissement à la Fondation de l'Ouest canadien, dans un article publié mercredi sur le site internet du Financial Post.

Un programme « progressiste » qui laisse indifférent

Le gouvernement de Justin Trudeau a fini par se faire rattraper par la réalité : les éléments progressistes qu'ont tenté de marchander les négociateurs canadiens dans le cadre de la reconduction de l'ALENA ne font désormais plus partie des discussions. Qui plus est, personne ici ne semble trop s'émouvoir de la tournure des événements, le retrait de ces éléments du nouvel accord de libre-échange n'ayant pas d'impact significatif sur la perception de la population canadienne relativement aux négociations en cours et concernant l'accord lui-même.

Le Canada de plus en plus isolé

Si le gouvernement fédéral prétend user d'une main de fer dans un gant de velours en lien avec les négociations canado-américaines entourant l'ALENA, son principal adversaire se révèle être le Mexique. Le prochain gouvernement de ce pays a clairement signalé qu'il exclurait des négociations toutes questions sociales, y voyant plutôt des enjeux de politique intérieure. Et le représentant américain au Commerce des États-Unis de suggérer pas plus tard que mardi que les Américains n'attendraient pas le Canada et iraient de l'avant avec l'accord bilatéral conclu avec le Mexique.

Pas le choix de plier face à Washington ?

Rappelons que le gouvernement fédéral est engagé dans un bras de fer avec Washington à propos de certains points litigieux aux yeux des Américains. C'est le cas avec le système de gestion de l'offre canadien dont les États-Unis voudraient bien se débarrasser afin d'avoir un plus grand accès à notre marché laitier, par exemple. Le Canada paie aussi les frais des tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur l'aluminium et l'acier canadien, lesquels ne pourraient être levés qu'au terme de la conclusion du nouvel accord de libre-échange nord-américain.

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Commentaires

Il devrait comprendre qu'aux yeux des RICHES américains et des RICHES mexicains le Canada n'est qu'une source d'approvisionnement, et son premier ministre un clown. Aux USA, au Mexique, le but c'est exploitons les travailleurs au maximum. Au Canada c'est la même chose. L'Aléna est un jeux de dupes qui se joue non pas dans l'intérêt de la majorité, mais dans l'intérêt d'un groupuscule de plains-aux-as.