Justin Trudeau a trahi les agriculteurs québécois en souriant

Justin Trudeau a trahi les agriculteurs québécois en souriant

jeu, 04/10/2018 – 08:00
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Le premier ministre a, pourtant, déjà affirmé qu'il n'était pas question de se débarrasser de la gestion de l'offre.

Voici la ou les sources de cet article : Le Devoir #1, #2, TVA #1, #2, Radio-Canada et MAPAQ / Voici la source de la photo : Presidencia de la República Mexicana, Flickr, CC BY 2.0 (Image rognée)

Manifestement incapable de résister à la pression américaine, l'équipe des négociateurs du gouvernement Trudeau a fléchi les genoux en sacrifiant, encore une fois, les intérêts québécois. Pourtant, le premier ministre avait promis, lors d'un point de presse tenu à Oshawa, le 31 août 2018, qu'il ne plierait pas sur la question de la gestion de l'offre. « Nous n'allons pas fléchir, nous n'allons pas éliminer la gestion de l'offre », avait-il lancé, selon ce que rapporte l'Agence QMI.

Nos producteurs agricoles sont sacrifiés

Les récents accords, signés dans la nuit de dimanche dernier, prouvent, au contraire, que le gouvernement Trudeau vient de sacrifier nos producteurs laitiers et avicoles en faveur d'une industrie automobile ontarienne qui a été épargnée, jusqu'à nouvel ordre. Car, faut-il le rappeler, le Mexique, qui occupe la septième place mondiale parmi les constructeurs automobiles, pourrait bien faire ombrage à l'Ontario dans un avenir proche.

Quoi qu'il en soit, les États-Unis, qui réclamaient l'abolition en bonne et due forme du système de gestion de l'offre dans le domaine de l'industrie laitière au Canada, ont partiellement obtenu gain de cause. Notre industrie agricole, déjà lourdement handicapée à la suite de la signature des traités commerciaux avec l'Asie pacifique et l'Europe, vient d'encaisser le coup avec un nouvel accord qui ouvre la porte à une augmentation significative des quotas d'importation de produits laitiers en provenance des États-Unis. Cette décision va impacter durement les producteurs québécois qui dominent la production nationale au chapitre des produits laitiers et avicoles.

Un effet domino anticipé

Rappelons que, selon le ministère québécois de l'Agriculture, « le secteur de la production agricole québécoise regroupe environ 28 000 exploitations. Il est surtout orienté vers l'élevage, qui génère près des deux tiers de la valeur des recettes agricoles issues du marché ». Les producteurs laitiers, toujours selon des données du MAPAQ, ont généré pas moins de deux milliards 247 millions de chiffre d'affaires en 2016. C'est donc dire que le plus gros joueur agricole du Québec, devançant largement les autres, risque de ne plus être en mesure de se mettre à niveau face au déferlement anticipé des produits laitiers américains.

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Commentaires

Quand on dit qu'il nous rit en pleine face....bien voilà! Il a le front d'affirmer en conférence de presse que l'Alena a été une réussite pour le Québec et le Canada. Quel mauvais gestionnaire et négociateur! ...Trump lui a fait envaler une couleuvre et en retour, il l'a remercié. Trop...c'est trop!

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