Lorne Grabher continue son combat contre la rectitude politique

Lorne Grabher continue son combat contre la rectitude politique

lun, 11/13/2017 – 20:00
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On a révoqué sa plaque d'immatriculation personnalisée, car son nom a été jugé offensant par une plaignante anonyme.

Sources : JCCF, Metro et CBC NewsPhoto : Andrew Vaughan, La Presse canadienne

Lorne Grabher continue son combat contre la rectitude politique. Rappelons que le Bureau des véhicules automobiles de la Nouvelle-Écosse a révoqué sa plaque d'immatriculation personnalisée après qu'une plaignante anonyme l'eut jugée misogyne et « socialement inacceptable ». Sur sa plaque était inscrit son nom de famille, « Grabher » ; en français, cela se traduirait par « Prends-la ».

M. Grabher a ainsi fait sa déclaration sous serment auprès de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse le 1er novembre dernier. Dans cette déclaration, il souligne qu'il est plutôt « ridicule » que son nom soit approprié pendant 27 ans, mais qu'il soit soudainement considéré comme inapproprié parce qu'une plaignante anonyme en a décidé ainsi. « Je suis de plus en plus déçu par l'hypersensibilité de certaines personnes qui sont "offensées" par chaque petite chose qu'elles rencontrent. Je suis encore plus déçu que ces "personnes facilement offensées" […] semblent uniformément enclines à essayer d'utiliser le pouvoir d'un État supposément "neutre" pour qu'il fasse quelque chose au sujet de leur pleurnichage », peut-on lire dans la déclaration.

M. Grabher mentionne que les « Canadiens qui se plaignent au gouvernement de chaque petite chose devraient être poliment, mais fermement informés que nous vivons dans une mosaïque culturelle qui respecte les libertés individuelles. Une telle diversité et une telle liberté sont impossibles si le gouvernement tente d'éliminer ou de limiter chaque petite chose et chaque petite différence qui pourrait être perçue comme "offensante" par quelqu'un. »

Il a aussi déploré l'aspect arbitraire de la décision du Bureau des véhicules automobiles, soulignant que le gouvernement permettait des messages « socialement inacceptables » un peu partout sans agir d'une quelconque façon.

La cause de M. Grabher devrait être entendue le 8 septembre 2018. Il bénéficie du soutien du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, qui allègue qu'on a enfreint son droit à la liberté d'expression garantie par la Charte canadienne des droits et libertés.

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