Lino Zambito pense que l'UPAC est derrière les fuites aux médias

Lino Zambito pense que l'UPAC est derrière les fuites aux médias

lun, 12/02/2018 – 13:00
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Il demande que la lumière soit faite sur cette affaire par l'intermédiaire d'une enquête indépendante.

Sources : La Presse, Le Journal de Montréal et Le Devoir / Photo : Asclepias, WikimediaCC BY-SA 3.0

Cinq corps policiers et une équipe d'enquêteurs de l'UPAC soupçonnent l'homme d'affaires Lino Zambito, le député Guy Ouellette, le policier Stéphane Bonhomme et l'ex-policier Richard Despatie d'avoir laissé filtrer dans les médias des informations à propos de l'enquête Mâchurer sur le financement au Parti libéral.

Cependant, M. Zambito a affirmé en conférence de presse, dimanche après-midi à Montréal : « Moi, je suis convaincu que les fuites viennent possiblement de la haute direction de l'UPAC ». Il a défié l'UPAC de trouver une « preuve réelle et non plantée » de son implication dans les fuites.

L'homme d'affaires a ajouté ne pas connaître Stéphane Bonhomme et Richard Despatie. La lumière sur cette affaire devrait être faite par l'intermédiaire d'une enquête indépendante, car « on ne peut pas enquêter sur soi-même », a-t-il lancé.

M. Zambito avoue ne pas être fier de son passé, mais, dit-il, il souhaite désormais faire avancer les enquêtes et la justice en y apportant sa contribution. Rappelons-nous qu'il avait été un témoin vedette de la commission Charbonneau en 2015 et qu'il avait plaidé coupable à des accusations de fraude, de complot et de corruption. Depuis, il affirme avoir pris part à quatre causes de l'UPAC comme témoin important et a lâché : « Je ne peux pas croire que l'UPAC s'attaque à ma crédibilité ».

En ce qui concerne le projet de loi 107, M. Zambito a demandé au gouvernement de modifier la règle « au minimum » pour que le commissaire de l'UPAC soit nommé par les deux tiers des députés de l'Assemblée nationale et non pas uniquement par le gouvernement. Le projet de loi 107 vise à donner plus de pouvoir à l'UPAC.

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