Le militant d'extrême gauche Jaggi Singh s'en sort à bon compte

Le militant d'extrême gauche Jaggi Singh s'en sort à bon compte

sam, 17/02/2018 – 10:10
Posté dans :
0 commentaire

En vertu de l'arrêt Jordan, il a été libéré des chefs d'accusation auxquels il faisait face dans une cause remontant à 2016.

Source : Le Journal de MontréalPhoto : YouTube

L'activiste d'extrême gauche Jaggi Singh vient de gagner une cause grâce à l'arrêt Jordan, qui stipule que les accusés ont le droit à un procès « dans un délai raisonnable ». La cause remonte au 3 mai 2016. Cette journée-là, une soixantaine de manifestants, dont Jaggi Singh, avaient fait du grabuge dans les bureaux de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), à Montréal, pour protester contre la « violence des déportations ». Une vingtaine de ces manifestants, dont M. Singh, avaient alors été arrêtés.

M. Singh s'est par la suite défendu seul, sans avocat. Le procès a toutefois traîné en longueur, entre autres pour une question d'empreintes digitales, que l'activiste refusait de fournir. En novembre dernier, il a déposé une requête en arrêt des procédures en vertu de l'arrêt Jordan. Il a ainsi été libéré des chefs d'accusation auxquels il faisait face.

Jaggi Singh est un habitué des procès. Il avait été arrêté l'été dernier à Québec lors d'une manifestation où le camp de l'extrême gauche avait fait preuve de grande violence. L'autre camp, celui du groupe La Meute, avait manifesté silencieusement pour défendre la liberté d'expression et s'opposer à l'immigration illégale. En entrevue, au lendemain de cette manifestation, M. Singh avait déclaré qu'il y avait des moments où la violence était légitime.

Aimez-vous ce journal ? Alors, cliquez ici pour nous suivre et ne rien manquer de nos derniers articles. Si vous désirez en savoir plus sur ce journal, cliquez plutôt ici.