El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane ne seront plus consultants

El Mahdi Jamali et Sabrine Djermane ne seront plus consultants

jeu, 01/03/2018 – 15:30
Posté dans :
1 commentaire

Ils ont quitté leur poste rémunéré, car ils n'aimaient pas être associés à des « personnes radicalisées ».

Source : Radio-CanadaPhoto : Déposée en cour

Selon ce qu'a appris Radio-Canada, l'association serait terminée entre le couple Djermane-Jamali et le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV). Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, qui avaient été acquittés de plusieurs charges en relation avec le terrorisme, avaient été embauchés à titre de consultants pour le CPRMV en janvier dernier.

Or, il semblerait que le couple et le CPRMV n'étaient pas sur la même longueur d'onde dès le début de leur relation. Selon Radio-Canada, le couple croyait avoir été embauché « en raison de son expérience de deux ans et demi en prison et pour son vécu relativement au fait d'avoir été accusé de terrorisme, ce qui peut entraîner un traitement différent en milieu carcéral ».

Lors d'une entrevue, le directeur du CPRMV, Herman Deparice-Okomba, avait plutôt associé Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali à des « personnes radicalisées », ce qui avait déplu au couple. « Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont dit que Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali n'ont jamais eu l'intention de rejoindre le groupe armé État islamique ou de se procurer les ingrédients pour fabriquer une bombe », a affirmé Geneviève Garon, journaliste à Radio-Canada.

Ce n'est pourtant pas ce qui ressort de documents que La Presse avait obtenus. Selon ces documents, Sabrine Djermane aurait déclaré ceci à une amie : « Ce qui est bon, c'est d'aller combattre pour notre religion. Et si on ne peut pas y aller, il faut le faire ici. » Elle aurait ajouté que plusieurs membres de l'État islamique étaient prêts à passer à l'attaque au Canada et qu'ils « n'attendaient qu'un message ». Aucune charge n'avait toutefois été retenue sur ce fait puisque le témoin aurait cessé de collaborer ou changé sa version.

On apprend aussi, par ces documents, que Mme Djermane se savait surveillée par la GRC. À son amie, elle aurait dit que si elle devait aller en prison, elle poursuivrait son combat après avoir purgé sa peine. Cette information non plus n'a pas été retenue dans le procès pour les mêmes raisons.

Rappelons que Sabrine Djermane avait été acquittée de tous les chefs d'accusation, mais qu'El Mahdi Jamali avait été déclaré coupable d'avoir eu en sa possession des substances explosives. Tout n'est cependant pas réglé pour Sabrine Djermane : la Couronne en a appelé de son acquittement concernant la possession de substances explosives.

Nous avons besoin de votre aide !

Bien que notre journal soit encore tout jeune, il a connu une progression fulgurante – et ce, grâce à vous. Désormais, nous souhaitons passer à la vitesse supérieure afin de bâtir un véritable média de masse indépendant. Pour cela, nous avons besoin de votre implication. Vous pouvez faire la différence.

Suivez notre journal afin de ne rien manquer de nos derniers articles :

Suivre le journal

Aidez-nous dès maintenant avec une contribution financière :

Donner de l'argent

Commentaires

Ce sont des hypocrites. Ils soufflent le chaud et le froid. Une journée c'est oui et le lendemain c,est non. On ne peut toiser ces gens. Ils ont bien trop peur de perdre leur p'tite vie au Canada et ce grâce à Ti-Pet National. Ils n'aiment pas " Radicalisation" et nous encore moins car les Québécois on ne veut rien savoir de ces guerres de religions.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.