Début des audiences sur le statut de réfugié d'Othman Ayed Hamdan

Début des audiences sur le statut de réfugié d'Othman Ayed Hamdan

mar, 17/04/2018 – 17:40
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Le Canada cherche à le déporter, car il avait glorifié le terrorisme dans des messages qu'il avait publiés sur Facebook.

Source de l'article : Global NewsSource de la photo : CC0

C'était le début lundi des audiences sur la révocation du statut de réfugié d'un résident de la Colombie-Britannique, Othman Ayed Hamdan, qui avait été accusé d'avoir incité au meurtre, aux voies de fait et au méfait en plus d'avoir donné des instructions pour commettre un acte terroriste. Il avait été déclaré non coupable en septembre dernier, mais le Conseil de l'immigration et du statut de réfugié avait réclamé qu'il soit maintenu en détention, car on craignait qu'il puisse inciter des personnes à la violence.

Othman Ayed Hamdan est né à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Ayant d'abord immigré aux États-Unis, il a déménagé au Canada à titre de réfugié en 2002. Il a attiré l'attention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans la foulée du projet Savvy, mis sur pied à la suite des attentats commis en octobre 2014 au Québec et en Ontario afin d'identifier les menaces potentielles à la sécurité au pays. Après avoir surveillé ses comptes sur les réseaux sociaux, la GRC a lancé une enquête qui a mené à l'arrestation de M. Hamdan.

Entre septembre 2014 et juillet 2015, ce dernier a partagé sur Facebook 85 messages dans lesquels il glorifiait le terrorisme. Par exemple, lorsque Martin Couture-Rouleau a tué l'adjudant Patrice Vincent des Forces armées canadiennes, M. Hamdan a écrit : « Un frère musulman est martyrisé par la police canadienne après avoir tué un soldat canadien en représailles aux crimes du Canada en Irak. »

Le juge Bruce Butler a toutefois déterminé que si les publications de M. Hamdan pouvaient paraître « offensantes » et « difficiles à lire ou à comprendre pour le Canadien moyen », elles ne prouvaient pas les accusations mises de l'avant par la Couronne. Autrement dit, le juge Butler a eu un « doute raisonnable » quant aux véritables intentions de l'accusé. Il a donc décidé de le libérer.

Lors des audiences lundi, un officier de la GRC, Tarek Mokdad, a offert un témoignage accablant sur M. Hamdan. Selon l'officier, il apparaît évident, d'après ses messages laissés sur Facebook, que M. Hamdan soutient clairement l'État islamique.

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