Requête contre le fédéral pour un financement refusé

Requête contre le fédéral pour un financement refusé

lun, 30/04/2018 – 15:15
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L'entreprise qui a fait la demande de financement pour un emploi étudiant n'a pas voulu adhérer aux « valeurs » libérales.

Source de l'article : JCCFSource de la photo : Radio Television Malacañang, Domaine public (Image rognée)

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a déposé une requête contre la ministre fédérale de l'Emploi, Patty Hajdu, pour le compte d'une entreprise albertaine dont l'inscription au programme Emplois d'été Canada a été rejetée parce que ses propriétaires ont refusé d'adhérer à la position du Parti libéral au sujet de l'avortement, du mariage homosexuel et des transgenres.

Les requérants, Rhea Lynne et William Anderson, sont propriétaires de A-1 Irrigation & Technical Services, une petite entreprise qui offre des services d'irrigation écologiquement responsables aux exploitations agricoles locales. Les Anderson avaient fait une demande auprès du fédéral pour obtenir les services d'un étudiant durant la saison estivale, mais ils avaient toutefois refusé de cocher sur le formulaire la case qui exige des candidats qu'ils attestent que l'emploi offert est conforme « aux valeurs sous-jacentes à la Charte canadienne des droits et libertés ».

Parmi les valeurs sous-jacentes mises de l'avant sur le formulaire figurent l'avortement, le mariage homosexuel et la question des transgenres. Les Anderson ont donc refusé de cocher la case, jugeant que les nouvelles exigences du gouvernement étaient inconstitutionnelles.

« Être d'accord ou non avec l'avortement ou avec le ''droit'' pour un homme d'être considéré comme une femme s'il pense être une femme n'a rien à voir avec Emplois d'été Canada », a déclaré John Carpay, avocat et président du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles. « Dire aux Canadiens qu'ils doivent être d'accord avec certaines croyances pour avoir accès à un programme gouvernemental qu'ils ont payé avec leurs propres impôts, c'est de la pure coercition idéologique », a-t-il ajouté.

Pour le gouvernement Trudeau, ces nouvelles exigences sont tout ce qu'il y a de plus normal, car les gens se doivent de respecter la loi. Or, cette dernière interdit la discrimination selon le sexe ou l'orientation sexuelle, mais aussi, depuis juin 2017, selon « l'identité ou l'expression de genre ».

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