La GRC ne voulait plus de lui parce qu'il ne parlait pas anglais

La GRC ne voulait plus de lui parce qu'il ne parlait pas anglais

mer, 16/05/2018 – 19:10
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Éric Frémy a remporté une bataille en Cour fédérale, qui a conclu qu'il pourrait avoir été contraint de démissionner.

Source de l'article : Le Journal de MontréalSource de la photo : CC0

Un ex-employé de la GRC qui aurait été poussé à démissionner parce qu'il ne parlait pas l'anglais vient de gagner une bataille en Cour fédérale. Éric Frémy dit avoir vécu l'enfer quand son ex-employeur lui a demandé de rendre son arme de service et son uniforme pour ensuite l'affecter à des tâches administratives.

La raison était qu'il ne parlait pas assez l'anglais. Or, lorsqu'il a présenté sa candidature en 2007, il s'était fait dire que son unilinguisme ne poserait aucun problème. En 2013, alors qu'il eut déposé une plainte au Commissaire aux langues officielles, ses patrons ont commencé à le harceler en lui proposant deux choix : démissionner ou contester son congédiement imminent, tout en lui spécifiant que le second choix pourrait l'amener à ne plus pouvoir solliciter un emploi chez les autres corps policiers.

M. Frémy s'est par la suite tourné vers les tribunaux. Deux arbitres ont rejeté ses arguments en 2016, mais le vent a tourné la semaine dernière « quand la Cour fédérale a conclu que ces arbitres avaient omis de considérer de nombreux éléments de l'histoire qui pourraient laisser croire que M. Frémy aurait bel et bien été contraint de démissionner ».

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