La justice refuse le statut de réfugié à une famille chrétienne

La justice refuse le statut de réfugié à une famille chrétienne

mar, 26/06/2018 – 17:00
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La famille chinoise affirmait craindre des persécutions dans son pays à cause de son adhésion au christianisme.

Voici la ou les sources de cet article : SOQUIJ / Voici la source de la photo : CC0

Dans une décision rendue le 18 juin dernier, la juge Jocelyne Gagné a rejeté la demande de révision judiciaire ou de recours en cassation d'une famille chinoise. Celle-ci avait demandé qu'on lui accorde un statut de réfugié au Canada, mais cette requête fut rejetée autant par la Section de la protection des réfugiés (SPR) que la Section d'appel des réfugiés (SAR) de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR).

Il appert que la famille chinoise disait craindre des persécutions à cause de son adhésion au christianisme et son affiliation à une église clandestine. En effet, la Chine mène une campagne visant à enrayer le christianisme au pays, pratique qu'elle considère comme une menace pour son autorité. À cet effet, elle n'hésite pas à détruire des églises, à titre d'exemple.

Dans ce cas particulier, Xiaoqun He, la mère de famille, affirme au gré de ses déclarations que les autorités chinoises ont fait une descente dans son église le 27 septembre 2016 et qu'elle a été arrêtée avec sept autres personnes. Une semaine plus tard, elle perdait son emploi et le Bureau de sécurité publique chinois lui ordonnait de ne pas quitter son lieu de résidence.

Malgré tout, Xiaoqun He a réussi à prendre un vol pour le Canada en utilisant son propre passeport dans l'espoir d'y obtenir un statut de réfugié.

La SPR et la SAR ont, à la suite de l'analyse de certains documents qui auraient été émis par les autorités chinoises, et qui pourraient avoir été contrefaits, conclu que le témoignage de cette famille manquait de crédibilité. Les deux organismes ont formulé des arguments similaires ou contradictoires tout au long de leur plaidoirie afin d'étayer leur jugement.

Quoi qu'il en soit, la juge Jocelyne Gagné considère l'ensemble des arguments présentés comme complémentaires. De plus, la juge estime que l'histoire des demandeurs d'asile n'était pas crédible, et ce, pour deux raisons principales. À ses yeux :

  • Xiaoqun He n'aurait pas été en mesure de quitter son pays avec son propre passeport si elle était véritablement surveillée par les autorités chinoises ;
  • Xiaoqun He n'a pas réussi à prouver que les documents qu'elle a présentés au CISR étaient authentiques, considérant que la falsification de documents est monnaie courante en Chine ;

« Pour les raisons données ci-haut, la demande de révision judiciaire ou de recours en cassation est rejetée », peut-on lire dans la décision de la juge Jocelyne Gagné.

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Commentaires

Quand ce ne sont pas des Français qui sont déportés...des Chinois " chrétiens "maintenant, mais jamais des Islamistes, des Musulmans toutes acabits car payant...payant. Nous sommes assis sur un volcan en ébullition. Présentement, l'argent mène le Monde mais attention!... il ne mène pas au Paradis.