Le Royaume uni veut coffrer les djihadistes de retour au pays

Le Royaume uni veut coffrer les djihadistes de retour au pays

sam, 15/09/2018 – 16:15
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Une approche tout ce qu'il y a de plus normal, sauf au Canada, où Justin Trudeau croit qu'ils peuvent s'avérer une force.

Voici la ou les sources de cet article : The National et ExpressVoici la source de la photo : Alibaba2k16, WikimediaCC BY-SA 4.0

Les Britanniques qui ambitionnent de partir pour l'Irak et la Syrie afin de combattre au sein de groupes djihadistes risqueront dix ans de prison s'il leur vient à l'idée de rentrer au bercail. Le ministère de l'Intérieur du Royaume uni a annoncé la semaine dernière que la loi sur la lutte contre le terrorisme et la gestion de la sécurité aux frontières sera modifiée pour serrer la vis à ceux qui projettent de devenir des soldats d'Allah.

Jusqu'à présent, seulement 40 djihadistes britanniques, sur les 400 qui sont revenus au Royaume uni en provenance du Moyen-Orient, ont été emprisonnés. Les autres n'ont jamais eu à subir un procès dans la mesure où les autorités ont été incapables de réunir suffisamment de preuves pour les accuser. Mais avec ce nouvel amendement, les tribunaux pourront désormais condamner toute personne partie faire le djihad dans les pays considérés comme des centres névralgiques du terrorisme.

À noter, ici, le contraste évident avec l'approche que préconise le gouvernement libéral. Rappelons-en certains éléments. En décembre 2017, le premier ministre Justin Trudeau, lors d'une entrevue accordée à CTV, avait affirmé que les djihadistes de retour au pays pouvaient s'avérer une force pour la communauté : « Nous savons qu'en fait, quelqu'un qui s'est engagé dans cette idéologie haineuse et s'en est détourné peut être une voix extraordinairement puissante pour prévenir la radicalisation chez les générations futures et les jeunes dans la communauté », avait-il dit.

Puis en mai dernier, Global News a rapporté que le fédéral souhaitait faciliter le retour des djihadistes au pays. Selon des documents que ce réseau a obtenus, Ottawa a mis sur pied un Groupe de travail interministériel sur les rapatriés à risque élevé pour mieux encadrer leur retour. Les mêmes documents mentionnent, par ailleurs, que la GRC peut parfois envoyer une équipe d'intervention dont la tâche est d'initier un dialogue avec le « rapatrié » et sa famille pour aider celui-ci à se déradicaliser.

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Commentaires

Déprogrammer un djihadiste c'est croire au Père Noël en plein été. Comme on dit chez-nous: " Qui a bu ...boira...et dans le pot, mourra le crapeaud ". De toute façon, Trudeau ne le dira pas car son ego est égal à lui-même: " il a peur à ses fesses. Si je me souviens bien...ils ont reçu des menaces. Les djihadistes une force pour la communauté....où ça?