ASIMIL8 : au tour de Star Trek d'offusquer les âmes sensibles

ASIMIL8 : au tour de Star Trek d'offusquer les âmes sensibles

lun, 07/01/2019 – 19:35
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Un adepte de la série à succès s'est fait retirer sa plaque parce qu'elle a été jugée « offensante » pour les Autochtones.

Voici la ou les sources de cet article : The National Post, The Star et Justice Centre for Constitutional Freedoms / Voici la source de la photo : JD Hancock, FlickrCC BY 2.0

Vendredi dernier, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a rapporté que Nicholas Troller, un résident manitobain, avait mis la main sur de nouveaux documents permettant de démontrer qu'il avait fait l'objet d'une décision politique de la part de la Société d'assurance publique du Manitoba (SAPM). En fait, Keith Ward, le vice-président de la SAPM, avait exigé que la plaque d'immatriculation de M. Troller soit retirée sous prétexte qu'elle était discriminatoire, et ce, avant même d'avoir reçu une plainte formelle.

Une référence à Star Trek qui n'est pas passée inaperçue

Les faits remontent à avril 2017, quand la Société d'assurance publique du Manitoba avait révoqué la plaque d'immatriculation de Nick Troller, sur laquelle était inscrite ASIMIL8, en référence à Star Trek. La SAPM avait motivé sa décision en alléguant que le mot « asimil » rappelait les tentatives d'assimilation du Canada à l'égard des Autochtones.

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles avait voulu aider M. Troller en demandant à la SAPM de rétablir sa plaque d'immatriculation. Leurs efforts n'ayant pas porté leurs fruits, M. Troller et le Centre avaient donc décidé de porter le dossier devant la cour pour défendre le droit à la liberté d'expression, qui, selon eux, était plus important que le droit à ne pas être offensé.

La plaque a été révoquée avant même qu'une plainte soit déposée

Le 24 avril 2017, MaryAnn Wilhelm, une résidente ontarienne, aurait vu une photo de la plaque de M. Troller circuler sur Facebook, accompagnée de la question suivante : « Est-ce véritablement une plaque émise par la SAPM ? » Mme Wilhelm, elle-même directrice de la sensibilisation à la Commission autochtone du Nouveau Parti démocratique, avait ensuite partagé la publication à la SAPM. Notons qu'elle avait également pris la peine d'informer les médias de la situation.

Le jour même, Keith Ward a décidé de révoquer la plaque d'immatriculation de Nicholas Troller. Pourtant, M. Wilhelm n'aurait déposé une plainte formelle qu'en date du 25 avril 2017. Dans un effort pour éviter une « situation de crise », M. Ward avait envoyé des courriels en panique à ses employés leur demandant de rappeler « leur engagement face à la diversité ».

Nicholas Troller tient toujours à ravoir sa plaque d'immatriculation. Selon lui, la décision de la SAPM viole sa liberté d'expression et il a l'intention de faire valoir son point de vue devant les tribunaux. Bien qu'aucune date d'audience n'ait encore été fixée, sa cause devrait être entendue en 2019.

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