Complot terroriste de Kingston : un réfugié syrien libéré

Complot terroriste de Kingston : un réfugié syrien libéré

lun, 28/01/2019 – 14:30
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Hussam Eddin Alzahabi a été arrêté vendredi par la GRC, mais libéré par la suite. Il est arrivé au pays en 2017.

Voici la ou les sources de cet article : CBC #1 et #2Radio-Canada et Parti conservateur / Voici la source de la photo : CC0

Des agents de la GRC ont déjoué un complot terroriste vendredi à Kingston, en Ontario, et appréhendé deux individus en relation avec cet événement. Un seul d'entre eux, un adolescent, a toutefois été accusé. Il a brièvement comparu en cour vendredi et devait y revenir lundi à 14 h. Puisqu'il est mineur, donc protégé par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, son nom n'a pas été divulgué.

L'autre individu, Hussam Eddin Alzahabi, représente un cas un peu plus problématique pour le fédéral. Bien qu'il ait été relâché et qu'aucune accusation n'ait été portée contre lui, Alzahabi est un réfugié syrien, ce qui risque de créer des remous au pays. À l'annonce de son arrestation, d'ailleurs, on s'activait déjà dans son entourage à limiter les dégâts. Plus de 20 organisations ont été invitées à se réunir avec la GRC et le service de police de Kingston pour discuter de stratégies visant à montrer aux Canadiens que les infractions présumées n'avaient rien à voir avec l'islam.

« Il ne s'agit pas de dénigrer les communautés religieuses, les groupes ethniques ou raciaux identifiables. Il s'agit [...] d'individus impliqués dans quelque chose qui a été porté à l'attention de la police », a déclaré Bronek Korczynski, qui avait été l'un des responsables de la venue de la famille d'Alzahabi en terre canadienne, en 2017.

L'avocat d'Alzahabi, Mohamed El Rashidy, a quant à lui fait savoir que son client était innocent et qu'il continuerait de coopérer avec les services de sécurité pendant le déroulement de l'enquête. « Il exerce ses droits légaux et se soucie de la sécurité du Canada [...] », a-t-il déclaré. « Il est ici pour étudier, il fait tout ce qu'il peut pour être un membre actif de la société et il n'y a aucune raison de le calomnier ou de le traiter différemment des autres ».

On ne parle pourtant pas de n'importe quel complot. Un total de 300 agents de la GRC et d'autres corps policiers ont participé à l'enquête, a rapporté Radio-Canada. La GRC avait même déployé un avion de surveillance pour survoler Kingston pendant des semaines.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, n'a pas jugé nécessaire d'augmenter le niveau de menace au pays.

Du côté du Parti conservateur, le chef Andrew Scheer a demandé au gouvernement de revoir ses procédures. « Il est [...] clair que le processus de vérification des réfugiés du Canada doit être sérieusement examiné », a-t-il déclaré par communiqué.

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