Un juge de la Cour fédérale freine les ardeurs d'un immigrant

Un juge de la Cour fédérale freine les ardeurs d'un immigrant

mar, 19/02/2019 – 12:58
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Un ressortissant étranger se fait rappeler à l'ordre par la justice après avoir menti abondamment aux autorités canadiennes.

Voici la ou les sources de cet article : SOQUIJ / Voici la source de la photo : CC0

Un homme, connu sous l'alias d'« Herman Emmanuel Fankem », avait été remis en liberté après avoir été détenu pendant cinq ans par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), et ce, même si son identité véritable demeurait inconnue. Toujours est-il que le 12 février dernier, un juge de la Cour fédérale a statué que la décision de la Section de l'immigration (SI) de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) était complètement déraisonnable, vu les circonstances.

Arrivé au Canada le 28 octobre 2012, « M. Fankem » est entré au pays en présentant un passeport français et s'est vu accorder la permission de demeurer sur le territoire jusqu'au 7 novembre suivant. Après avoir omis de respecter cette condition, il a fait l'objet d'une enquête criminelle le 9 avril 2013, ce qui a conduit l'ASFC à le détenir.

Une enquête pour déporter l'homme a ensuite révélé que le passeport qu'il avait utilisé pour entrer au Canada avait été obtenu de manière frauduleuse, qu'il n'était pas citoyen français et qu'il ne s'appelait pas vraiment « Herman Emmanuel Fankem ».

En communiquant avec les autorités françaises, américaines, britanniques, allemandes et camerounaises, l'ASFC a appris que l'homme avait utilisé plusieurs autres identités, dont « Febiebouon Emmanuel », un soi-disant citoyen du Cameroun, et « Joseph James », censé être originaire d'Haïti. L'enquête a également révélé que l'homme en question avait été reconnu coupable de plusieurs infractions criminelles à l'étranger.

Le juge a retenu que « M. Fankem » n'avait pas démontré une très grande volonté de coopérer avec les autorités canadiennes. Entre autres, il avait demandé d'être amené à l'ambassade française et avait refusé de fournir ses empreintes digitales. Il a par ailleurs refusé à plus de 40 reprises de rencontrer les agents de l'ASFC.

Selon le juge, « la personne dont l'identité demeure inconnue semble croire qu'il est le maître du jeu et que les autorités canadiennes ne sont que des acteurs devant lui obéir ».

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