Prendre l'autobus en 2018 : non merci !

Prendre l'autobus en 2018 : non merci !

sam, 08/12/2018 – 12:30
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Une lectrice du journal tente l'expérience de laisser sa voiture de côté. Voici ce qu'elle dit avoir retenu.

Voici la source de la photo : Alexcaban, WikimediaCC BY-SA 3.0

Le texte ci-dessous est un article d'opinion écrit par une de nos lectrices, Coralie Dufresne, et relayé par le journal Le Peuple. Il a été légèrement modifié, mais le propos demeure identique. Vous pouvez nous envoyer votre propre article d'opinion en cliquant ici.

Les médias nous informent de temps à autre que les sociétés de transport en commun sont déficitaires et que les usagers les boudent.

Eh bien, j'ai fait l'expérience de laisser ma voiture de côté pour voir de quoi cela a l'air, en 2018, de prendre l'autobus…

Je demeure dans l'Ouest-de-l'Île et l'autobus 208 Brunswick ne passe pas très loin de chez moi.

Voici l'enseignement que j'ai tiré de cette expérience :

  • La STM nous imprime des horaires. Mais j'ai eu beau me rendre à l'arrêt à l'avance, je ne sais jamais si l'autobus était déjà passé (en avance), ou s'il n'est pas encore passé (en retard). Je fais quoi, là ? Je retourne prendre ma voiture ! Les 208 sont aux demi-heures.

  • Toujours au sujet des horaires… C'est un secret de Polichinelle que la STM « saute » un 208 de temps à autre. Comme les autobus sont aux ½ heures, l'attente est longue.

  • Je me suis fait attraper 4 ou 5 fois en revenant de l'épicerie… Ma crème glacée était molle au retour à la maison ! Ma viande hachée à mettre à la poubelle. Cinquante minutes à 32 degrés Celsius… pas de chance à prendre.

  • L'hiver, attendre l'autobus 50 minutes n'est pas stimulant. Les gens appellent leurs proches pour venir les chercher à l'arrêt, car il fait un froid infernal. Les autobus ont les vitres sales. C'est un environnement déprimant. Que dire de monter à bord d'un 208 que j'ai attendu 50 minutes et qui est bondé de gens en colère ? On ne peut rien dire au chauffeur, il n'est pas « responsable ».

  • Les usagers du 208 n'ont pas le choix. Ce sont des jeunes, des personnes âgées, des gens à faible revenu, des immigrants.

  • Même lorsqu'on est assis dans le 208, il faut bien se tenir. Si les STOPS sont toujours aux mêmes endroits depuis des décennies, on dirait que les conducteurs les découvrent chaque fois avec étonnement et s'arrêtent d'urgence.

  • La ligne 208 serpente à travers les rues (rien à voir avec la ligne 45 sur Papineau à Montréal !) Les personnes âgées qui entrent doivent se trouver un siège rapidement, car le chauffeur repart en vitesse et tourne le coin de rue les mettant en danger de tomber.

Bon, alors moi, j'ai essayé et cela m'a convaincu que le temps n'est pas venu de vendre ma voiture et d'adhérer au transport en commun. Il n'y a pas grand-chose de positif pour l'usager.

On en reparlera quand l'essence sera à 10 $ le litre.

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