Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?

mer, 13/03/2019 – 11:20
Posté dans :
3 commentaires

La révolte des Gilets jaunes remet en cause ce mondialisme qui dissout les identités nationales et la tradition des peuples.

Voici la ou les sources de cet article : YouTube, POLÉMIA et VigileVoici la source de la photo : Dmitry Dzhus, FlickrCC BY 2.0

Contrairement aux soulèvements étudiants de Mai 68, la révolte des Gilets jaunes n'a pas été mise en orbite par des officines gauchistes. Et, contrairement aux dires des médias aux ordres, ce soulèvement populaire n'a pas été orchestré par la bonne vieille droite réactionnaire : il est le fruit d'un mouvement spontané qui témoigne du désarroi des laissés-pour-compte de la mondialisation. Et ils sont nombreux.

Qui suis-je ?

Par-delà toute une panoplie de revendications économiques ou fiscales, c'est, d'abord et avant tout, l'identité profonde du peuple qui préoccupe l'ensemble des manifestants qui se mobilisent tous les samedis depuis novembre dernier. Loin d'être racistes ou xénophobes, les Gilets jaunes revendiquent le droit de se perpétuer comme culture souche et de pouvoir se sentir chez eux sans devoir rendre de compte aux commissaires européens. Les Gilets jaunes se considèrent, à juste titre, comme des « autochtones » qui luttent afin de préserver leur habitus, pour parler comme un anthropologue.

La culture canadienne-française sur le bord de l'extinction

Ce phénomène de colère populaire percole lentement, mais sûrement, chez nous dans un contexte où les Québécois, ou Canadiens français, sentent que le rouleau compresseur du mondialisme et de ses nombreux avatars est en train de menacer leur environnement naturel. Un peu comme certains autochtones qui refusent d'être balayés de la carte.

L'activiste patriote Alexandre Cormier-Denis avance, sur son site Nomos-TV, que l'« identité québécoise » aurait été mise en échec par la déroute référendaire du Parti québécois. Se référant à des historiens catholiques, tel que Jean-Claude Dupuis, Cormier-Denis n'hésite pas à dénoncer la mise en place d'un véritable culte des idoles consacré aux ténors du Parti québécois, avec René Lévesque aux premières loges. Ce culte a été bâti sur les promesses de l'après-Mai 68, dans un contexte où beaucoup de mouvements de libération nationale faisaient le jeu d'une élite de technocrates socialistes et matérialistes. Il s'agissait, donc, de façonner un homme nouveau, « hors-sol », qui serait « né de la dernière pluie », pour ainsi dire.

Une lutte basée sur la mémoire collective

Nous vous invitons à visionner l'excellente vidéo mise en ligne sur Nomos-TV, histoire de comprendre que la récente victoire de la Coalition Avenir Québec et les mobilisations populaires autour de la préservation de notre identité nationale participent d'un mouvement parent avec celui qui a fini par émerger en France. Alexandre Cormier-Denis estime que la déconfiture du Parti québécois et la faillite complète de la stratégie référendaire font en sorte que les Québécois prennent conscience qu'il est grand temps de renouer avec leurs racines de Canadiens français ou de Français d'Amérique. Parce que l'on ne peut pas refaire l'histoire de A à Z en l'espace de quelques décennies en s'appuyant sur un référendum qu'il compare à un mythe, celui des lendemains radieux qui auraient permis au peuple québécois de se tailler une place dans la cour des grands.

Avant d'être en mesure de prendre son envol et de quitter le giron du Dominion, le peuple devrait renouer avec ses racines catholiques et sa culture d'ancrage, toujours selon l'animateur de Nomos-TV. Nous vivons, et c'est incontestable, sur le territoire du Québec et la question n'est pas de nous perdre en arguties à savoir si nous sommes des Québécois, des Canadiens français ou un mélange des deux. Le rêve autonomiste des générations qui nous ont précédés n'est pas mort. Tant s'en faut.

Mais, si c'est bien beau de rejeter le fédéralisme centralisateur du Canada anglais et de réclamer une meilleure protection de notre culture nationale, il faudrait faire l'effort de nous souvenir de qui nous sommes. Parce que la survie des peuples est inséparable de cette mémoire collective qui représente un outil de libération en définitive. C'est ce que la révolte des Gilets jaunes est venue souligner durant les rigueurs de la saison froide.

Nous avons besoin de votre aide !

Le premier ministre Justin Trudeau s'est allié aux médias traditionnels en leur offrant près de 600 millions de dollars. Au média Le Peuple, nous refusons toute aide gouvernementale. Afin de survivre et de devenir un véritable média de masse indépendant, nous avons cependant besoin de votre implication. Vous pouvez faire la différence.

Aidez-nous financièrement en achetant un abonnement :

Acheter un abonnement

Suivez notre journal afin de ne rien manquer de nos derniers articles :

Suivre le journal

Que pensez-vous de cet article ?