Catalogne : le Bloc québécois interpelle les libéraux

Catalogne : le Bloc québécois interpelle les libéraux

mar, 10/31/2017 – 07:30
Posté dans :
0 commentaire

Le Bloc québécois veut que le gouvernement du Canada reconnaisse le nouveau pays et qu'il condamne l'Espagne pour ses abus.

Source : Nos communesPhoto : Pau Barrena, AFP

Lundi, à la Chambre des communes, le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval a interpellé les libéraux en soulignant que le gouvernement catalan avait déclaré son indépendance à l'aide d'un processus démocratique et pacifique où le « oui » l'avait emporté à 90 %. Puis, il a lancé : « Le Canada a reconnu plusieurs pays maintenant membres de l'ONU : la République tchèque, l'Ukraine, le Soudan du Sud et même le Kosovo. Pourtant, c'est deux poids deux mesures pour ce gouvernement. Pourquoi le Canada s'obstine-t-il à ne pas reconnaître le nouvel État catalan ? »

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Matt DeCourcey, a répondu : « La situation en Catalogne demeure une situation interne pour l'Espagne. Le dialogue entre l'Espagne et la Catalogne à l'intérieur de la Constitution espagnole demeure la marche à suivre. Nous demandons aux deux partis de résoudre la situation pacifiquement. » Il a conclu : « Le Canada reconnaît une Espagne unie. »

Insatisfait, le député bloquiste Mario Beaulieu a lâché que c'était « une honte de voir le gouvernement canadien perdre tout sens démocratique quand il s'agit du droit à l'autodétermination des peuples. » Il a enchaîné : « [L]'Espagne a mis à prix la tête de tous les membres indépendantistes du gouvernement catalan, légitimement élus, en les accusant de sédition et de rébellion. C'est 100 000 $ par tête pour un grand total de 6,9 millions de dollars. » Il a demandé : « Le Canada va-t-il condamner l'Espagne pour ses actes de répression et ses attaques illégales en vertu du droit international ? »

M. DeCourcey a répété les mêmes propos.

Rappelons que le 27 octobre, le gouvernement catalan a déclaré l'indépendance de la Catalogne. Les grandes puissances ont refusé de la reconnaître et l'Espagne a mis le nouveau pays sous tutelle. Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, se trouve actuellement en Belgique, où il doit bientôt prendre la parole.

Aimez-vous ce journal ? Alors, suivez-nous sur Twitter, sur Facebook, sur notre fil RSS ou par le biais de notre infolettre.