Affaire Guy Ouellette : la vérificatrice générale en renfort

Affaire Guy Ouellette : la vérificatrice générale en renfort

mar, 10/31/2017 – 08:30
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Le gouvernement l'a mandatée pour qu'elle fasse des vérifications sur les allégations de collusion qui entourent l'UPAC.

Sources : Coalition Avenir Québec, Twitter #1, #2, Radio-Canada, CBC News, Le Journal de Montréal #1 et #2 / Photo : Jacques Nadeau, Archives Le Devoir

Le gouvernement a mandaté la vérificatrice générale pour qu'elle fasse la lumière sur les allégations de collusion entre l'UPAC, l'Autorité des marchés financiers (AMF) et une firme de consultants privée, soulevées lundi par une ancienne analyste au ministère des Transports, Annie Trudel.

Depuis 2013, les firmes qui souhaitent soumissionner pour des contrats publics doivent obtenir une autorisation de l’AMF. Or, selon Mme Trudel, elle-même proche de M. Ouellette, l’UPAC interviendrait dès le début du processus d'autorisation afin d'effectuer des vérifications au sujet des entreprises, pour ensuite formuler ses recommandations. Puis l’AMF viendrait prendre la relève pour recommander aux entreprises « de s’adresser à une certaine firme de consultant pour faire faire les diagnostics [et] appliquer les recommandations. »

« Ce sont des allégations qui sont graves, qui sont très sérieuses », a commenté le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Martin Coiteux. Pour l'instant, il n'est pas question, selon lui, de suspendre le directeur de l'UPAC, Robert Lafrenière.

Le ministre a par ailleurs annoncé la suspension des travaux pour le projet de loi 107, qui vise notamment à accroître la compétence et l’indépendance de l’UPAC. Il souhaiterait avant toute chose instaurer un mécanisme de reddition de comptes « pour assurer la confiance de la population » envers le travail effectué par l’UPAC.

Du côté de l'opposition, chez la CAQ on veut que Guy Ouellette puisse être entendu « devant une commission parlementaire afin de faire toute la lumière sur cette affaire. » Même son de cloche au Parti québécois, mais le leader parlementaire Pascal Bérubé a tenu à souligner que si le gouvernement n'apportait aucune modification au mode de nomination du commissaire de l'UPAC, le PQ n'appuierait pas le projet de loi 107.

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