L'ONU trouve que le Canada n'accueille pas assez de réfugiés

L'ONU trouve que le Canada n'accueille pas assez de réfugiés

ven, 03/11/2017 – 19:56
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C'est le haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies qui a fait cette déclaration, de passage à Montréal.

Sources : Radio-Canada #1, #2 et The National Post / Photo : Denis Balibouse, Reuters

Le haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies, Filippo Grandi, n'y est pas allé de main morte vendredi, lui qui était de passage à Montréal pour ensuite se diriger vers Ottawa. C'est que M. Grandi a dit que les besoins de réinstallations des réfugiés étant énormes, les pays industrialisés, avec le Canada en première ligne, doivent en accueillir davantage.

Les Nations unies estiment qu'il y aurait près de dix millions d'apatrides et de réfugiés dans le monde en quête d'une nationalité ; 90 % d'entre eux vivent actuellement dans des pays pauvres, souvent dans des camps limitrophes de zones de conflits.

Cette déclaration de M. Grandi survient alors que le Canada a annoncé qu'il allait augmenter graduellement le nombre de réfugiés qu'il accueille, lequel devrait passer de 43 000 à 53 000 annuellement d'ici à 2020. De même qu'il a déclaré vouloir accepter un million de nouveaux arrivants pour les trois prochaines années. À titre d'exemple, les États-Unis devraient accueillir 45 000 réfugiés en 2018, un pays pourtant dix fois plus populeux que le Canada.

Ce n'est pas la première fois que le Canada se fait sermonner cette année par l'ONU. En juillet dernier, un représentant du Haut-commissariat aux réfugiés, Jean-Nicolas Beuze, avait dit que malgré la bonne réputation internationale du Canada, le pays devait accueillir plus de réfugiés et leur accorder plus de financement.

Puis en août, M. Beuze était revenu à la charge durant la crise des migrants illégaux. Il avait cette fois déclaré que la situation était « tout à fait gérable » et demandé aux Québécois de « relativiser » les choses. Il avait lancé : « Mon message à la population québécoise et canadienne est qu'il ne s'agit pas d'une crise. C'est quelque chose de tout à fait gérable et c'est bien géré. Je crois qu'il faut relativiser, ce n'est pas une crise à laquelle le Canada ne peut pas faire face, bien au contraire. »

Rappelons que le Québec est – de loin – la province la plus affectée par la crise des migrants illégaux, qui n'est toujours pas terminée. Jusqu'à présent, 13 626 d'entre eux ont traversé la frontière québéco-américaine alors qu'ils sont seulement 1 476 à être entrés ailleurs au pays.

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