Le Canada parle de « réintégrer » les combattants de l'EI

Le Canada parle de « réintégrer » les combattants de l'EI

ven, 17/11/2017 – 10:30
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Au contraire des autres pays occidentaux, le Canada tient un discours modéré sur le sort qu'il doit leur réserver.

Source : CBC NewsPhoto : Alibaba2k16, WikimediaCC BY-SA 4.0

Les djihadistes canadiens de l'État islamique (EI) n'ont rien à craindre de leur propre gouvernement, ici ou à l'étranger. Car Ottawa n'a pas l'intention d'être trop sévère à leur endroit. Alors qu'ailleurs on parle de les emprisonner, voire de les tuer, dans le Canada de Justin Trudeau, on préfère les « réintégrer ».

« Les voyageurs terroristes étrangers de retour, ainsi que leurs familles, en particulier les femmes et les enfants, ont besoin du soutien approprié au désengagement et à la réintégration », a affirmé un employé du département de la sécurité publique à Ottawa dans un courriel envoyé à CBC News.

Ce discours contraste avec celui que tient, par exemple, le Royaume-Uni. Voici ce qu'avait à dire à ce sujet le ministre du Développement international de cet État dans une entrevue qu'il a accordée le mois dernier à la BBC : « Ces personnes [les djihadistes britanniques] constituent un danger sérieux pour nous, et malheureusement, la seule façon de les traiter sera, dans presque tous les cas, de les tuer. »

Même son de cloche aux États-Unis : « Notre mission est de s'assurer que tout combattant étranger qui est ici, qui a rejoint l'EI à partir d'un pays étranger et qu'il est venu en Syrie, meurt ici en Syrie », a déclaré Brett McGurk, l'envoyé spécial des États-Unis pour la lutte contre l'État islamique.

Christian Leuprecht, un expert en terrorisme et en sécurité au Collège militaire royal de Kingston, s'est fait très critique de cette prise de position du Canada. Il n'a pas hésité à dire que les programmes de déradicalisation sont très controversés et qu'ils n'ont pas prouvé qu'ils fonctionnaient.

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