Le Canada en alerte maximale pour les demandeurs d'asile haïtiens

Le Canada en alerte maximale pour les demandeurs d'asile haïtiens

mar, 11/21/2017 – 15:20
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Washington a mis fin au programme de statut temporaire qui leur permettait de résider et de travailler aux États-Unis.

Sources : Le Devoir, CTV News, Fox NewsCNN et Le Journal de MontréalPhoto : Graham Hughes, The Canadian Press

L'administration Trump a décidé de mettre fin au programme de statut temporaire pour près de 60 000 Haïtiens qui ont ainsi jusqu'en juillet 2019 pour retourner dans leur pays. La secrétaire par intérim du département de la Sécurité intérieure (DHS), Elaine Duke, a indiqué que les conditions extraordinaires qui permettaient à ces ressortissants de résider aux États-Unis n'existaient plus.

C’est après le tremblement de terre de 2010, qui avait tué des dizaines de milliers de personnes et détruit une grande partie de la capitale de Haïti, Port-au-Prince, que le gouvernement américain avait mis en place le programme qui attribuait un statut de protection temporaire à 58 700 Haïtiens. Or, lorsque Washington avait annoncé plus tôt dans l'année que ce statut allait être révisé, des milliers de migrants avaient fui illégalement vers le Canada, le Québec surtout, plongeant la province dans l'une des pires crises migratoires de son histoire.

À Ottawa, on s'attend donc encore au pire. Hursh Jaswal, porte-parole du ministère de l'Immigration, a déclaré que même si le Canada demeure un « pays ouvert et accueillant pour les personnes cherchant refuge », quiconque entre au pays doit le faire « par les voies appropriées », c'est-à-dire légales. Le député canadien d’origine haïtienne Emmanuel Dubourg doit se rendre à New York mardi et s’entretenir de ce dossier avec des membres du bureau du maire et des groupes de la diaspora haïtienne.

Car Ottawa tente de briser les mythes entourant les politiques migratoires du Canada. Des mythes qui ont été en grande partie entretenus à la suite d'un tweet qu'avait envoyé en janvier dernier le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans lequel il déclarait que le pays était ouvert à ceux qui fuyaient « la persécution, la terreur et la guerre ».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a dit qu'il était impossible de chiffrer le nombre de migrants qui pourraient se précipiter illégalement à la frontière canado-américaine.

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