Justin Trudeau doit se défendre sur la mutilation génitale

Justin Trudeau doit se défendre sur la mutilation génitale

jeu, 11/30/2017 – 08:00
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Son gouvernement ne compte plus avertir les nouveaux immigrants que la mutilation génitale est interdite au pays.

Sources : Nos communes et Facebook / Photo : Presidencia de la República Mexicana, Flickr, CC BY 2.0 (Image redimensionnée)

En juillet, on apprenait que le gouvernement Trudeau préparait une refonte du guide d'étude pour l'examen de citoyenneté canadienne. La Presse canadienne avait obtenu un document de travail de ce nouveau guide d'étude et on y apprenait, entre autres, que le gouvernement avait enlevé l'avertissement fait aux immigrants selon lequel la mutilation génitale est interdite au pays.

C'est sur cela qu'est revenue la députée conservatrice Michelle Rempel mardi dernier, dans une vidéo sur Facebook. Elle a indiqué qu'environ 200 millions de femmes dans le monde avaient subi une mutilation génitale et que cela touchait même certaines Canadiennes. Voilà pourquoi elle a parrainé une pétition pour « que la version finale du nouveau guide de citoyenneté condamne la mutilation génitale féminine. »

Puis mercredi, à la Chambre des communes, elle a demandé si M. Trudeau allait revenir sur sa décision d'enlever l'avertissement fait aux immigrants au sujet de la mutilation génitale. Ce dernier n'a pas répondu directement à la question, mais a affirmé : « Nous continuerons de nous opposer à la violence faite aux femmes. Nous continuerons d'agir comme des chefs de file et de faire pression pour que la mutilation sexuelle des femmes, une pratique barbare, devienne chose du passé partout dans le monde et au Canada. C'est un problème que nous prenons très au sérieux. »

M. Trudeau a aussi souligné qu'il avait « soulevé » cette question en visite au Liberia. Il a dit : « J'ai mis les gouvernements et les dirigeants locaux au défi d'intensifier la lutte contre la mutilation génitale des femmes. »

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