Pour l'ONU, les migrations sont irréversibles et en expansion

Pour l'ONU, les migrations sont irréversibles et en expansion

mar, 12/05/2017 – 19:50
Posté dans :
0 commentaire

C'est ce qu'a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales, Louise Arbour.

Sources : ONU #1 et #2 / Photo : Etereuti, CC0

Aux yeux de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales de l'ONU, Louise Arbour, la migration est une réalité mondiale en expansion : « Les changements dans les structures de la population, les changements climatiques, les changements dans la nature de l’emploi et d’autres facteurs économiques, ainsi que les aspirations humaines fondamentales pour l’épanouissement personnel façonneront une grande partie de la nature à venir de la migration », a-t-elle déclaré lors d'un discours à réunion préparatoire à l’établissement du pacte mondial pour des migrations sûres de l'ONU.

Mme Arbour n'a pas manqué de critiquer tous ceux qui tiennent un discours pessimiste sur l'immigration, soulignant que le pacte mondial est « une opportunité de réorienter le récit souvent toxique contre les migrants vers un récit plus précis qui reconnaît l’impact extrêmement positif de la migration et plus à même de relever ses défis de manière sobre et réaliste ».

La Déclaration de New York

L’origine du pacte mondial pour des migrations sûres de l'ONU s’inscrit dans la Déclaration de New York adoptée lors du Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants qui s’est tenu en septembre 2016, et au cours duquel les 193 États membres ont convenu à l’unanimité qu’il fallait deux pactes mondiaux : l’un sur les réfugiés et l’autre sur les migrants.

Or, toute la politique de l'ONU sur les migrations, telle que décrite dans la Déclaration de New York, adhère à une logique qui promeut une sorte de fédéralisme mondial, projetant l'État-nation loin en arrière. Dans cette déclaration, l'ONU interdit « toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l’origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation » à l'endroit des migrants. En outre, pour l'ONU, les migrants illégaux devraient tous être traités comme des migrants « légaux ».

Rappelons que lors de son passage à Ottawa en novembre, le haut-commissaire aux réfugiés de l'ONU, Filippo Grandi, avait rencontré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour tenter de le convaincre de recevoir plus de réfugiés.

Aimez-vous ce journal ? Alors, suivez-nous sur Twitter, sur Facebook, sur notre fil RSS ou par le biais de notre infolettre.