Le bilinguisme à la Cour suprême n'est pas essentiel

Le bilinguisme à la Cour suprême n'est pas essentiel

mer, 12/06/2017 – 11:40
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C'est ce que pense le candidat gouvernemental au poste de commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge. 

Sources : La PresseLe Devoir et Le Journal de Montréal / Photo : succo, CC0

Le candidat gouvernemental au poste de commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, en a étonné plusieurs mardi en raison de sa position ambivalente sur la question du bilinguisme à la Cour suprême.

Invité devant le comité permanent des langues officielles à indiquer s’il estimait que les juges à la Cour suprême devaient être bilingues, M. Théberge a dit ceci : « En principe, moi, j'y crois ; en pratique, jusqu'à quel point est-ce qu'on va représenter la diversité canadienne à la Cour suprême ? C'est la Cour suprême de tous les Canadiens, donc au niveau pratique, on doit commencer à songer [à] qu'est-ce que ça veut dire. »

La députée néo-démocrate Anne Minh-Thu Quach lui a par la suite demandé de préciser sa pensée, et M. Théberge de répondre : « Le Canada est multiculturel », a-t-il dit. « Mais il est officiellement bilingue », lui a lancé Mme Quach. « Officiellement bilingue, absolument. Ça ne veut pas dire que l’un va à l’encontre de l’autre », a rétorqué le commissaire désigné. Après sa rencontre avec les délégués des partis, M. Théberge a refusé de préciser sa pensée devant les médias.

Notons que Raymond Théberge est le deuxième commissaire aux langues officielles nommé par le gouvernement Trudeau cette année. La première candidate, Madeleine Meilleur, avait dû remettre sa démission quelques semaines seulement après sa nomination parce qu'elle avait été jugée trop proche du Parti libéral.

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