L'ONU veut faciliter les mouvements migratoires dans le monde

L'ONU veut faciliter les mouvements migratoires dans le monde

jeu, 07/12/2017 – 19:30
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L'ONU vient de terminer une réunion préparatoire pour l'élaboration du pacte mondial sur les migrations internationales.

Sources : ONU #1, #2 et La Maison Blanche / Photo : edgarwinkler, CC0

La réunion préparatoire pour l'élaboration du pacte mondial sur les migrations internationales, qui a débuté le 4 décembre au Mexique, a pris fin le 7 décembre. Plus de 400 délégués de 136 États membres et des représentants de 16 organisations y ont participé alors que l'ONU avait déclaré que les migrations étaient irréversibles et en expansion.

Encore une fois, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales de l'ONU, Louise Arbour, a critiqué tous ceux qui tiennent un discours pessimiste sur l'immigration et a souligné que les mouvements migratoires étaient, entre autres, « en phase avec les besoins du marché international du travail ».

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Miroslav Lajčák, a cherché à rassurer les pays en affirmant que le pacte mondial n'allait pas réduire la souveraineté des États. Il faut savoir que quelques jours plus tôt, les États-Unis avaient décidé de se retirer d'un éventuel pacte mondial, car ils jugeaient que celui-ci pourrait nuire à leur « droit souverain » à « faire respecter leurs lois sur l'immigration » et à « sécuriser leurs frontières ».

La Déclaration de New York

Il faut dire qu'une telle crainte des États-Unis n'est pas sans fondements. L'origine du pacte mondial pour des migrations sûres de l'ONU s'inscrit dans la Déclaration de New York adoptée lors du Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants qui s'est tenu en septembre 2016, et au cours duquel les 193 États membres ont convenu à l'unanimité qu'il fallait deux pactes mondiaux : l'un sur les réfugiés et l'autre sur les migrants.

Or, toute la politique de l'ONU sur les migrations, telle que décrite dans la Déclaration de New York, adhère à une logique qui promeut une sorte de fédéralisme mondial, projetant l'État-nation loin en arrière. Dans cette déclaration, l'ONU interdit « toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l'opinion politique ou toute autre opinion, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation » à l'endroit des migrants. En outre, pour l'ONU, les migrants illégaux devraient tous être traités comme des migrants « légaux ».

L'ONU espère que le pacte mondial pour des migrations sûres sera adopté d'ici la fin de 2018.

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Commentaires

Peu importe lequel...aucun peuple n'a à accepter ou se faire imposer les pratiques Islamiques radicales ainsi que la Charia. Nous sommes dans un pays multiethnique où chacun doit respecter l'autre. Que ce soit Dieu, Allah ou Bouda...chacun doit respecter l'espace vital de l'autre. La guerre des religions...c'est pas ça qui fait avancer le monde. La politique peut aider à faire évoluer un pays. Cependant, il faut qu'elle soit juste et transparente au service des citoyens. Par contre, il y a un danger avec une migration en masse et si ce sera encore le cas dans les prochaines années...je suis contre cette pratique démesurée à nos frontières.