Comment les États-Unis ont contribué à la montée de l'islamisme

Comment les États-Unis ont contribué à la montée de l'islamisme

sam, 16/12/2017 – 14:30
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On oublie que les actes terroristes résultent d'un islamisme qui a profité de l'appui du pays le plus puissant du monde.

Sources : La guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme islamiste, Centre for Research on Globalization #1, #2, Mother Jones et The Washington Post / Photo : TechPhotoGal, CC0

À l'automne 1953, le Bureau ovale, à Washington, est le théâtre d'une rencontre particulière. Le président Dwight D. Eisenhower attend un invité spécial, une figure montante du monde arabo-musulman : Saïd Ramadan. Ramadan est encore inconnu du grand public, mais il est l'un des leaders des Frères musulmans, une organisation islamiste qui sera en grande partie responsable de l'ascension de l'intégrisme. La rencontre est plutôt fraternelle, même si les deux hommes sont de cultures différentes. Ce qu'ignore par contre le président américain, c'est que derrière le visage presque angélique de son invité se cache un fondamentaliste convaincu. En fait, le chef de la Maison-Blanche ignore qu'il vient d'ouvrir la porte à un mouvement qui fera beaucoup de dégâts dans les années à venir : le djihad international.

L'acte premier de l'alliance entre l'Occident et le djihadisme

Officiellement, Ramadan est aux États-Unis pour assister à un colloque sur la culture islamique à l'Université de Princeton, financé par Washington. Officieusement, le président Eisenhower veut le rencontrer parce que les États-Unis comptent rassembler des personnalités influentes du monde musulman dans un seul but : utiliser l’islam politique contre l'Union soviétique.

Dès les années 50, Washington, pour des questions économiques, choisira de faire cause commune avec l'Arabie saoudite, elle-même alliée aux Frères musulmans. À cette époque, les coffres du royaume saoudien se remplissent à la même vitesse que se déverse le pétrole dans les millions de barils que le pays produit chaque jour. Les poches bourrées de pétrodollars, les princes s'activeront à financer la construction de mosquées en Europe, au Canada et aux États-Unis, où des imams intégristes fraîchement sortis des universités saoudiennes prêcheront le wahhabisme, la doctrine la plus puritaine de l'islam. De leur côté, les Frères musulmans, profitant aussi du financement saoudien, vont créer des organismes qui deviendront des fers de lance du lobbyisme islamique en Occident.

Le conflit afghan

En 1979, les mouvements islamistes obtiennent un second souffle quand, le 24 décembre, les troupes soviétiques interviennent en Afghanistan. Au sein de la communauté musulmane, on se mobilise pour venir en aide à ceux que le président américain Ronald Reagan appelle « les combattants de la liberté », les fameux moudjahidines afghans, en lutte contre l'armée soviétique.

Les États-Unis ne tardent pas à s'impliquer dans le conflit. Ils mettent sur pied un généreux programme d'aide destiné aux moudjahidines ; un programme d'aide financière, logistique et militaire. Les Américains sont prêts à tout pour chasser l'Union soviétique de l'Afghanistan. Même s'appuyer sur un islamiste de la première heure, Abdullah Yusuf Azzam, le « père du djihad mondial ». Azzam est le recruteur officiel de la faction arabe des moudjahidines. Il voyagera dans des douzaines de villes en Europe et en Amérique du Nord, sous l'oeil protecteur de la CIA, pour encourager le soutien au djihad afghan auprès des communautés musulmanes. Surtout, il sera parmi les fondateurs, en 1988, d'une organisation qui fera trembler les colonnes du temple en Occident : Al-Qaida.

Le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine

Les dernières troupes soviétiques se retirent de l'Afghanistan en 1989, mais un autre conflit voit le jour quelques années plus tard et implique, lui aussi, des musulmans. Il a lieu dans l'ancienne Yougoslavie et met en scène les Serbes, les Croates et les Bosniaques, dont les musulmans constituent 40 % de la population. En surface, les États-Unis restent neutres, mais à l'ombre, ils appuient les combattants islamistes en Bosnie qui luttent contre les Serbes, sous l'influence de la Russie. Tout est question de géopolitique.

En 1998, Washington se remettra au travail cette fois au Kosovo, où un conflit oppose les Serbes aux Kosovars. Le président Bill Clinton décide de soutenir l'Armée de libération du Kosovo, la KLA, dont pourtant certains combattants, tous des islamistes, séjourneront un temps dans les camps d'Al-Qaida en Afghanistan. Car Al-Qaida aussi appuie la KLA, ce que n'ignore aucunement Washington. Malgré tout, l'armée kosovare bénéficiera de conseils et de formation militaire des troupes américaines.

L'intervention américaine en Irak et en Syrie

En mars 2003, l'Amérique de George Bush intervient en Irak pour chasser le dirigeant Saddam Hussein sous prétexte qu'il dissimule des armes de destruction massive, ce qui est faux. Avant cette intervention, l'Irak est certes un pays dictatorial, mais relativement stable. Après l'intervention, le pays se transformera en véritable bourbier, et des groupes d'insurgés se formeront pour chasser les troupes américaines du territoire irakien. C'est à ce moment qu'est fondée Al-Qaida en Irak, sous l'égide d'Abou Moussab al-Zarqaoui.

Les Américains subiront perte par-dessus perte, et ce n'est qu'après des années d'effort qu'ils réussiront à balayer l'opposition armée. Le président Barack Obama ordonnera finalement aux troupes de se retirer de l'Irak à la fin 2011, répondant aux appels des dirigeants irakiens qui prétendent que le pays peut se débrouiller seul. Mais une poignée d'insurgés, les plus irréductibles, se regroupent avec des membres restants de la garde rapprochée de Saddam Hussein, qui avaient été congédiés à la demande des États-Unis. Parmi ces insurgés figure Abou Omar al-Baghdadi, le chef de ce qui deviendra l'État islamique. Al-Baghdadi enverra des militants en Syrie à l'été 2011 pour qu'ils combattent le régime du président de Bachar el-Assad. Là-bas, les troupes de l'État islamique côtoieront des membres de l'Armée syrienne libre, appuyée par les Américains. Une histoire qui se répète.

Commentaires

Il est évident que les États-Unis ont participé à cette montée que ce soit par les alliances de toutes sortes avec les pays du Moyen-Orient, les guerres, fournitures d'armements, aides financières pour certains pays et d'autres pendant ce temps sont laissés à eux-mêmes. Le Canada a eu sa part lui aussi de responsabilités mais avait-il le choix vue de son pays voisin? Enfin, aujourd'hui, tous ces pays, si près les uns des autres, se livrent encore et encore des guerres intestines qui perdureront jusqu'à la fin de la nuit des temps car l'homme est sur terre pour se battre et non pour aimer, conquérir détruire et posséder. Tout ça pour si peu... à la toute fin car c'est L'Univers qui aura raison sur l'homme et sa sagesse.

Les États-Unis n'y sont pour rien ,ce sont plutôt les Élites Soros,Rotschild,etc... qui dirige le monde se servant de leurs disciples qu'ils ont mit enplace comme Bush,Clinton,Obama,Macron,Trudeau,Merkel,May ,McCain etc.....

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