Une vente de 16 hélicoptères annulée par les Philippines

Une vente de 16 hélicoptères annulée par les Philippines

sam, 10/02/2018 – 17:05
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Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a fait un pied de nez au gouvernement Trudeau.

Sources : Le DevoirCBC News, Philippine Daily Inquirer, Le Journal de Montréal et Radio-CanadaPhoto : PCOO EDP, Domaine public

Texte original du 8 février 2018

Au lendemain de l'annonce de l'entente conclue entre le Canada et les Philippines pour la vente de 16 hélicoptères de la compagnie Bell Helicopter, Ottawa a décidé de mener une enquête afin de connaître les intentions du gouvernement philippin quant à l'utilisation qu'il compte faire de ces appareils.

Au départ, le fédéral avait appuyé le marché d'une valeur de 233 millions de dollars, mais l'inquiétude a monté d'un cran lorsqu'un haut responsable de l'armée philippine a déclaré que les appareils seraient également utilisés pour des « opérations de sécurité intérieure ». Or, selon l'organisme Human Rights Watch, environ 12 000 personnes auraient été tuées par les autorités philippines depuis l'élection du président Rodrigo Duterte en 2016. Celui-ci a entrepris une vaste campagne de répression violente contre les trafiquants de drogue du pays.

Le premier ministre Justin Trudeau avait lui-même fait part de ses préoccupations auprès du président Duterte lors de sa visite aux Philippines en novembre dernier, ce que n'avait pas apprécié le principal intéressé. « Cela me choque, lorsque vous êtes un étranger et que vous ne connaissez pas exactement la situation dans ce pays, que vous n'enquêtiez même pas », avait alors affirmé M. Duterte. Il est, en effet, aimé par son peuple selon les derniers sondages.

Les 16 appareils 412EPI de Bell Helicopter doivent être fabriqués à l'usine de Mirabel, qui compte 900 employés. Les Philippines avaient déjà fait l'acquisition de 8 de ces appareils en 2014.

Ajout du 10 février 2018

Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, a annoncé qu'effectivement, les hélicoptères devaient servir à la lutte « contre les rebelles et les terroristes ». N'aimant pas l'enquête d'Ottawa, il a décidé de tout simplement annuler l'achat des 16 hélicoptères : « Je veux dire aux forces armées de rompre l'accord. Arrêtez cela, et d'une façon ou d'une autre, nous trouverons un autre fournisseur », a-t-il déclaré.

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