Le fédéral accusé de complaisance envers les mauvais chauffeurs

Le fédéral accusé de complaisance envers les mauvais chauffeurs

jeu, 22/02/2018 – 19:00
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En vertu d'un projet de loi, un chauffeur ivre ou drogué s'exposera à une peine minimale de 1 000 $ s'il tue quelqu'un.

Sources : Facebook, Parlement du Canada #1, #2 et #3 / Photo : CC0

Alors que le projet de loi C-46 sur la conduite affaiblie par l’alcool et les drogues est à l'étude par les sénateurs, un de ceux-là, M. Pierre-Hugues Boisvenu, a sonné l'alarme sur une disposition qu'il juge inquiétante pour la sécurité des Canadiens.

C'est que le projet de loi C-46 prévoit, en cas de conduite avec facultés affaiblies causant la mort, des peines minimales très permissives. Ainsi, pour une première infraction, la peine minimale consisterait en une amende de mille dollars ; pour une deuxième infraction, un emprisonnement de trente jours ; et pour chaque infraction subséquente, un emprisonnement de cent vingt jours.

« Plutôt que de déterminer [eux-mêmes] la valeur de la perte d’une vie à cause d’un conducteur irresponsable, voire criminel, les libéraux ont préféré laisser à chaque tribunal canadien la liberté de définir la valeur d’une vie lors d’un procès », a déploré M. Boisvenu sur sa page Facebook. Une attitude des libéraux qu'il qualifie d'« insulte » pour les familles et les proches des victimes.

À la Chambre des communes, la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a affirmé que des peines minimales strictes dès la première infraction n'allaient pas dissuader les Canadiens de conduire avec des facultés affaiblies. Elle veut plutôt permettre aux policiers d'exiger des échantillons d'haleine aux conducteurs, même si ceux-ci ne sont pas soupçonnés d'avoir les facultés affaiblies.

Mme Wilson-Raybould a aussi souligné que la peine maximale en cas de conduite avec facultés affaiblies causant la mort demeure toujours la prison à perpétuité.

Pour M. Boisvenu, cependant, les libéraux montrent plus de considération « au bien-être des criminels qu’au sort de leurs victimes ». « Il faut dire haut et fort à ce gouvernement qu’une vie perdue vaut plus que l’évaluation qu’il en fait », a-t-il déclaré, car « lorsqu’un chauffard, parfois même récidiviste, vole la vie, il impose une sentence à vie aux proches et à la famille ».

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