De riches immigrants profitent du système québécois

De riches immigrants profitent du système québécois

mar, 13/03/2018 – 17:50
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Ils entrent au Québec le temps d'obtenir leur citoyenneté canadienne, puis déménagent ailleurs au pays.

Sources : Le Journal de MontréalTVA Nouvelles et La PressePhoto : CC0

Le programme d'immigrants investisseurs du gouvernement du Québec s'avère un véritable échec, si l'on doit croire Le Journal de Montréal (JdM). Selon le JdM, neuf immigrants investisseurs sur dix finissent à terme par quitter le Québec.

Ce programme, destiné à attirer les investisseurs étrangers, exige d'eux qu'ils possèdent au moins « 1,6 million $ d'actifs », qu'ils aient « l'intention de s'établir au Québec » et qu'ils puissent « prêter 800 000 $ sans intérêt à Investissement Québec ». Chaque année, la province accueillerait près de 2 000 de ces immigrants investisseurs.

Le fédéral avait mis sur pied un programme similaire, mais les conservateurs de Stephen Harper l'avaient arrêté en 2014, faute de présenter des avantages économiques importants. L'ex-première ministre de la Colombie-Britannique avait d'ailleurs demandé à Québec de mettre fin à son propre programme, sans succès. C'est que les immigrants investisseurs qui entrent par le Québec et déménagent par la suite dans l'Ouest canadien contribueraient « activement à l'explosion des coûts de l'immobilier à Vancouver et Toronto ».

Autre problème : la gestion du programme est plutôt coûteuse. Québec a dû en effet débourser 12 millions l'an dernier, en grande partie pour payer les salaires des employés du ministère de l'Immigration et d'Investissement Québec. À ce montant s'ajoutent 52 millions versés en moyenne chaque année pour l'aide aux entreprises et à l'intégration des immigrants en emploi.

Ce n'est pas la première fois qu'un média sonne l'alarme au sujet du programme québécois d'immigrants investisseurs. La Presse, dans son édition du 12 janvier 2016, révélait que seulement 22,8 % des immigrants investisseurs « arrivés entre 2003 et 2012 [vivaient] toujours au Québec en janvier 2014 ». Les investisseurs chinois qui représentaient près de la moitié des participants au programme étaient moins de 15 % à être restés.

Au cabinet du gouvernement Couillard, on préfère garder le silence. À l'époque de la publication de l'article de La Presse, la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, avait refusé d'accorder une entrevue au journal. Or, le ministre actuel de l'Immigration, David Heurtel, a lui aussi décliné une entrevue au Journal de Montréal.

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Commentaires

Tout ce gaspillage des fonds québécois afin d'aider les immigrants est une vraie honte. Les voir partir après avoir profiter de nos avoirs démontre bien dans quelle société nous vivons actuellement. Eux, venir chez-nous pour combler les postes à découverts? Mais non, c'est l'appât du gain qui les intéressent. Le bien-vivre et participer à une société prospère...c'est un leurre. Trudeau et Couillard ont participé largement à l'envahissement du Canada en ouvrant nos frontières. Pendant ce temps là, eux s'enrichissent et nous on en paient les frais.

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