Les libéraux rejettent une motion pour soutenir la Catalogne

Les libéraux rejettent une motion pour soutenir la Catalogne

ven, 30/03/2018 – 08:15
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Notamment, la motion du Parti québécois déplorait l'emprisonnement d'élus catalans par l'Espagne.

Sources de l'article : Assemblée nationale #1, #2, TwitterLe Journal de Montréal et Marianne / Source de la photo : Màrius Montón, Wikimedia, CC BY-SA 4.0

Jeudi, à l'Assemblée nationale, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a présenté en compagnie de Manon Massé et de Gaétan Lelièvre la motion suivante sur la situation en Catalogne :

Que l'Assemblée nationale déplore l'emprisonnement à répétition de membres dûment élus et réélus de l'Assemblée législative catalane ;

Qu'elle appelle les autorités espagnoles à mettre un terme à son attitude autoritaire ;

Qu'elle signale aux élus victimes de ces arrestations que le Québec est prêt à les accueillir s'ils le désirent.

La motion fut rejetée, ce qu'a dénoncé M. Lisée sur Twitter : « Honteux ! Le PLQ refuse même de "déplorer" l’arrestation d’élus catalans ! », s'est-il exclamé. La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, n'a pas semblé apprécier cela et a déclaré : « Nous avions formulé une version qui aurait pu faire consensus. Vous avez buté sur un mot. »

M. Lisée a répliqué : « Vous ne vouliez ni condamner ni déplorer les emprisonnements, ni indiquer la responsabilité de Madrid, ni accueillir les élus catalans. » Mme St-Pierre a renchéri : « Nous avions travaillé ensemble quatre versions différentes. Vous avez buté sur un seul mot. Sans votre fermeture, la motion aurait été adoptée à l’unanimité. Pour un ancien ministre des Relations internationales, vous devriez mieux comprendre le sens du mot diplomatie ».

Rappelons que le 27 octobre 2017, le gouvernement catalan avait déclaré l'indépendance de la Catalogne, mais les grandes puissances avaient refusé de la reconnaître et l'Espagne avait mis le nouveau pays sous tutelle.

Plusieurs dirigeants catalans sont désormais en prison ou en exil. Quant au leader indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, il a été arrêté en Allemagne dimanche dernier au moment où il s'apprêtait à franchir la frontière avec le Danemark.

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