Débat houleux sur le port de signes religieux

Débat houleux sur le port de signes religieux

ven, 13/04/2018 – 08:00
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Le PQ et la CAQ soutiennent la laïcité et accusent le gouvernement Couillard de céder aux pressions religieuses.

Sources de l'article : La Presse, Le Journal de Montréal, Assemblée Nationale #1#2 et PQSource de la photo : Frank Boston, FlickrCC BY 2.0

Avec le débat sur le port de signes religieux qui fait rage une fois de plus au Québec, chacun des partis précise sa position sur cette question. Le Parti québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ) soutiennent vigoureusement la laïcité, tandis que le Parti libéral favorise les accommodements religieux.

Or, le ton a monté chez les trois principaux adversaires avec la nouvelle rapportée par le Journal de Montréal (JdM) sur cette étudiante en techniques policières, Sondos Lamrhari, qui porte le hijab et qui souhaite le garder. Pour la CAQ et le PQ, elle doit l'enlever si elle veut travailler au Québec. Tout le contraire pour le gouvernement libéral, qui accuse les deux partis de vouloir « briser les rêves » de la jeune fille.

La députée du PQ, Agnès Maltais, a pris le flambeau pour expliquer le point de vue de son parti. « Je vous rappellerai ceci : une jeune femme de Gatineau est allée à la police [à l'automne 2017] pour dénoncer son père qui la battait parce qu'elle voulait retirer son hijab quand elle allait à l'école. Je me demande ce que penserait aujourd'hui cette jeune femme [...] si la policière qui l'avait reçue portait un hijab », a-t-elle déclaré.

En chambre, la députée de la CAQ, Nathalie Roy, a elle aussi bien décrit la position de son parti en posant une question à la ministre de la Justice : « Il est clair qu'une personne en position d'autorité ne peut pas servir Dieu et l'État dans un même quart de travail. Comprenez-vous qu'une autopatrouille, ce n'est pas un lieu de culte ? », a-t-elle demandé à la ministre Stéphanie Vallée.

La ministre de la Condition féminine, Hélène David, a répliqué à ses adversaires en encourageant la jeune étudiante en techniques policières à maintenir le cap. « Elle (Sondos Lamrhari) veut devenir policière : bravo ! », a lancé Mme David. « Et je lui dis publiquement aujourd'hui : j'espère qu'elle va rester, j'espère qu'elle va pouvoir pratiquer son métier au Québec. »

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