Nous avons le droit de protéger la frontière, dit un conservateur

Nous avons le droit de protéger la frontière, dit un conservateur

lun, 30/04/2018 – 07:30
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Il a déploré la logique de Justin Trudeau, qui prétend que le pays est tenu de se plier aux conventions internationales.

Sources de l'article : Chambre des communes et TVA Nouvelles (0:50 à 1:00) / Source de la photo : Courtoisie

Vendredi, à la Chambre des communes, le député conservateur Pierre Paul-Hus est revenu sur la crise des migrants illégaux. Il a affirmé que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, n'avait pas l'intention de régler le problème à Saint-Bernard-de-Lacolle. Lors d'une entrevue donnée il y a quelques jours, il était même allé plus loin et avait soutenu que le mot d'ordre était de laisser entrer les migrants illégaux.

En chambre, M. Paul-Hus a affirmé : « Cela explique pourquoi lui et son gouvernement travaillent pour installer ceux qui traversent illégalement la frontière dans différentes provinces. Son plan n'est pas vraiment compliqué : il espère que les provinces vont gérer la crise à sa place. »

C'est le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, qui a répondu à M. Paul-Hus. Il s'est moqué du bilan des conservateurs en matière de sécurité frontalière et a affirmé qu'ils avaient coupé 400 millions de dollars dans ce domaine lorsqu'ils étaient au pouvoir.

M. Paul-Hus a enchaîné en soulignant son désaccord avec M. Trudeau, qui prétend que le pays est tenu de se plier aux conventions internationales et de recevoir les migrants illégaux. Il s'est exclamé : « Je tiens à rappeler au premier ministre que le Canada n'a jamais abandonné sa souveraineté à qui que ce soit. [...] Le premier ministre ne se rend-il pas compte que le Canada est doté d'une Constitution, avec ses lois sur l'immigration, et qu'il a le devoir de l'appliquer ? »

M. Hussen a jugé que le Parti conservateur n'avait aucune « crédibilité » sur le sujet. En outre, il s'est moqué de l'idée du parti de désigner l'ensemble de la frontière canado-américaine comme étant un « point d'entrée techniquement officiel ». Les conservateurs espèrent que cette entourloupette légale corrigera une faille dans une entente canado-américaine sur l'immigration et endiguera le flot de migrants illégaux.

Rappelons que dans une entrevue qu'il a donnée le 24 avril, le président du Syndicat des douanes et de l'immigration, Jean-Pierre Fortin, a affirmé que près de 200 migrants illégaux en moyenne traversent chaque jour la frontière québéco-américaine. Deux jours auparavant, des citoyens s'étaient présentés à la frontière dans l'espoir de vérifier par eux-mêmes la situation, mais ils avaient été refoulés par les autorités.

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