Une partie de l'Assemblée nationale rit de Gabriel Nadeau-Dubois

Une partie de l'Assemblée nationale rit de Gabriel Nadeau-Dubois

mar, 12/06/2018 – 19:35
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Critiquant le Sommet du G7, Nadeau-Dubois est rattrapé par son passé de leader étudiant refusant de condamner la violence.

Voici la ou les sources de cet article : Assemblée nationale #1#2 (59:34 à 1:05:30), La Presse et Le Journal de MontréalVoici la source de la photo : Peoples' Social Forum, FlickrCC BY 2.0

Lundi, à l'Assemblée nationale, le député de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois est revenu sur le Sommet du G7 où les manifestations se sont déroulées, pour la plupart, de manière pacifique. Or, près de 400 millions de dollars furent dépensés pour la protection des dirigeants du G7. Le principal intéressé a donc demandé au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux : « Comment le ministre explique-t-il une situation aussi gênante, une aussi grande disproportion entre les moyens sécuritaires et la menace réelle ? »

M. Coiteux s'est dit heureux de « rendre des comptes », puisque la catastrophe annoncée a été évitée. Pour rappel, le gouvernement du Québec avait fermé ses bureaux et bien des commerces avaient été placardés. « Bravo aux forces policières, qui ont fait un travail remarquable », a-t-il ajouté.

M. Nadeau-Dubois a reproché à M. Coiteux de ne pas répondre à sa question. Il a souligné que les citoyens avaient vu leur ville être transformée en « forteresse militaire » alors que des policiers traînaient des mitraillettes. « Est-ce que [le ministre] trouve ça normal, en démocratie, une aussi grande disproportion entre la manifestation de force des forces policières et les manifestations qui, elles, étaient très, très majoritairement pacifiques ? », s'est-il enquis.

M. Coiteux a affirmé qu'une démocratie « en santé » permettait aux citoyens « de s'exprimer librement » tout en évitant « la violence et la casse ». Puis, il a fait allusion au passé de M. Nadeau-Dubois comme leader étudiant refusant de condamner la violence : « [S'il] ne se réjouit pas, je me demande : qu'est-ce qu'il aurait souhaité ? »

M. Nadeau-Dubois a affirmé « sourire » face au « caractère prévisible des allusions du ministre » et a poursuivi : « Est-ce que c'est ça, pour le ministre de la Sécurité publique, un exercice sain de la liberté d'expression, en démocratie, un enclos à manifestations ? Est-ce qu'il est fier de ça, lui ? »

M. Coiteux a répliqué qu'il ne savait pas ce que représentait une « manifestation réussie » dans l'esprit de M. Nadeau-Dubois, provoquant l'hilarité d'une partie de l'Assemblée nationale. L'un des députés a même lancé : « C'est là, le problème ! » M. Coiteux a conclu : « En ce qui me concerne, comme ministre de la Sécurité publique, une manifestation réussie c'est une manifestation au cours de laquelle les gens ont exprimé leurs opinions en toute liberté et qu'on ait en même temps évité de la violence ».

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