La pénurie de main-d'oeuvre est une imposture, clame un citoyen

La pénurie de main-d'oeuvre est une imposture, clame un citoyen

lun, 09/07/2018 – 16:30
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Dello La Salle affirme que la pénurie de main-d'oeuvre est une excuse pour engager du « cheap labor » docile.

Voici la ou les sources de cet article : Gouvernement du Québec et FacebookVoici la source de la photo : bridgesward, CC0

Le gouvernement Couillard ne cesse de vouloir régionaliser l'immigration légale et illégale pour, dit-il, pallier la pénurie de main-d'oeuvre. Juste pour le début du mois de juin, par exemple, il a accordé 361 000 $ à cinq organismes de l'Abitibi-Témiscamingue, 288 000 $ à quatre organismes de la région de Chaudière-Appalaches et 667 000 $ à quatre organismes dans Lanaudière.

Toujours au mois de juin, il a ensuite alloué 444 000 $ à deux organismes à Rimouski, 1,1 M$ à quatre organismes en Estrie, 100 000 $ à la municipalité de Vaudreuil-Soulanges et 160 000 $ à Rivière-du-Loup. Enfin, en juillet, il a donné 384 000 $ au Service Intégration Travail Outaouais (SITO). Cet argent doit servir à attirer et retenir les immigrants dans les régions. Si les autorités locales accueillent généralement bien ces initiatives, il en est tout autre pour certains citoyens.

La pénurie de main-d'oeuvre : une imposture ?

Ainsi, le blogueur Dello La Salle, qui aborde les enjeux liés au monde de la construction, a publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il compare la pénurie de main-d'oeuvre à une imposture dans la majorité des cas. « Pénurie de main-d'oeuvre, ça signifie que la main-d'oeuvre est pas assez docile [et] qu'elle coûte trop cher », explique-t-il.

Il souligne que si les employeurs voulaient combler leur besoin en main-d'oeuvre, ils n'auraient qu'à payer le temps double à leurs employés. De la même façon, il affirme que si les jeunes ne restent pas dans le monde de la construction, c'est à cause des conditions de travail déplorables qu'on leur propose.

M. La Salle croit donc que les employeurs vont se tourner de plus en plus vers les migrants qui franchissent illégalement la frontière québéco-américaine. « Va falloir les faire travailler », fait-il remarquer. « La plupart, ils arrivent de pays très très pauvres pis ils veulent nourrir leur famille. Ces gens-là, ça se plaint jamais à la [Commission de la construction du Québec], ça se plaint jamais à la [Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail]. »

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