Les migrants haïtiens expulsés représentent une goutte d’eau

Les migrants haïtiens expulsés représentent une goutte d’eau

sam, 11/08/2018 – 12:30
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Seulement 501 Haïtiens ont été expulsés depuis 2017 après avoir franchi illégalement la frontière québéco-américaine.

Voici la ou les sources de cet article : CBC NewsLe Journal de Montréal, Radio-CanadaTVA Nouvelles et FacebookVoici la source de la photo : cocoparisienne, CC0

C'est ainsi que TVA Nouvelles soulignait, mercredi, que l'Agence des services frontaliers (ASFC) aurait procédé à 434 expulsions de demandeurs d'asile d'origine haïtienne en 2017 et 67 nouveaux cas se sont rajoutés à la liste cette année. On nous informe aussi que ces demandeurs d'asile ont été renvoyés en Haïti et non pas aux États-Unis, d'où ils étaient partis en 2017.

De nouveaux frais qui alourdissent le bilan

Me Éric Taillefer, un avocat spécialisé en immigration, confirmait, dans une entrevue accordée à TVA, que c'est l'ASFC qui s'occupera de payer leur billet d'avion s'ils n'en ont pas les moyens. Le consultant ajoute que « si la personne veut revenir un jour au Canada [...], elle va devoir payer des frais administratifs de 1 500 $ par billet que l'Agence va avoir payé ».

On peut facilement chiffrer le coût global des frais d'avion occasionnés par le renvoi des 6 000 migrants haïtiens vers leur pays d'origine. On parle donc d'une somme d'au moins 9 millions de dollars pour les seuls billets d'avion. Toutefois, cela ne représente pas grand-chose comparé à tous les frais que les différents paliers de gouvernement doivent assumer afin de loger, temporairement, la masse de migrants qui déferle sur le Canada depuis une année et demie.

Improvisation totale, selon un conservateur

Le gouvernement Trudeau n'est pas au bout de ses peines puisqu'il faudra bien trouver moyen d'héberger les dizaines de milliers de migrants illégaux qu'il n'a pas renvoyés vers leur pays d'origine.

Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, confiait, en entrevue avec CBC, que « le gouvernement fédéral admet que l'accueil et l'hébergement des demandeurs d'asile constituent […] un important fardeau pour les services sociaux et d'hébergement un peu partout en Ontario ». Néanmoins, il continuera de soutenir les migrants illégaux, et ce, même après le 30 septembre.

Pour sa part, le député conservateur Pierre Paul-Hus a critiqué le gouvernement sur sa page Facebook en affirmant que celui-ci « n'a pas de plan dans le dossier des migrants illégaux ». « Rappelons-nous que le gouvernement fédéral avait accepté de couvrir les coûts des chambres d'hôtel seulement jusqu'au 30 septembre », a-t-il renchéri.

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