Le bordel dans les hôtels : troisième partie

Le bordel dans les hôtels : troisième partie

ven, 10/08/2018 – 21:00
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On ne finit plus d'en apprendre sur la présence bien sentie de réfugiés syriens dans des hôtels canadiens en 2015 et 2016.

Voici la ou les sources de cet article : The Rebel #1, #2 et #3 / Voici la source de la photo : CC0

Les médias dits « alternatifs » dérangent, comme on l'a remarqué la fin de semaine dernière avec ce reportage bâclé du Journal de Montréal. Il y a une raison à cela : certains d'entre eux, dont Le Peuple, rapportent des faits que les médias traditionnels, parfois dociles, préfèrent ignorer pour mille et une raisons.

Voilà pourquoi nos articles sur les réfugiés syriens qui ont causé des dommages dans des hôtels canadiens ont fait réagir. Pourquoi avons-nous décidé d'en parler ? Parce que les coûts desdits dommages ont été assumés par vous-mêmes, les contribuables, et nous avons souhaité vous tenir informés de la situation. Un exemple : 33 558 $. C'est écrit noir sur blanc dans ce document d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Vous l'avez bien lu : 33 558 $, c'est ce qu'on dû débourser les contribuables pour indemniser les hôtels en question. Le même document nous informe que le gouvernement a répertorié 43 « rapports d'incidents hôteliers », dont 41 se sont déroulés à Montréal et 2 à Toronto. Aucune information n'est toutefois fournie sur le nom des établissements hôteliers et leur nombre.

D'autres documents de l'IRCC que le média The Rebel a obtenus montrent que certains réfugiés, que les fonctionnaires qualifient de « clients », ne semblaient pas être heureux de se retrouver ici. Quelques-uns ont refusé de monter à bord des avions qui devaient les transporter jusqu'au Canada. D'autres, arrivés à Montréal ou à Toronto, voulaient retourner au Moyen-Orient ou être transférés ailleurs. Les responsables leur ont fait comprendre que leur mandat ne consistait pas à les expédier vers d'autres contrées.

Les documents nous ont par ailleurs fait découvrir que des fonctionnaires de l'IRCC ont proposé d'accommoder les réfugiés dans certains cas. L'un d'eux a suggéré à un hôtelier de permettre aux jeunes syriennes de nager sans la présence d'hommes ou de garçons, avant ou après la fermeture de la piscine, et de couvrir les fenêtres du local qui l'abrite.

Enfin, une personne, dont on ne connaît ni la fonction ni l'identité (qui a été censurée), a manifesté son intention d'user d'un stratagème pour limiter les dégâts causés par des commentaires négatifs que des clients des hôtels ont exprimés sur le site Internet Trip Advisor, après leur séjour. « Je chercherai [...] à fournir des commentaires positifs pour, espérons-le, compenser ces commentaires négatifs », a-t-elle écrit dans un message qui apparaît sur un document portant l'empreinte de l'IRCC.

Encore une fois, nous tenons à rappeler que toutes ces informations proviennent de correspondances entre des directeurs hôteliers et des fonctionnaires du gouvernement fédéral. Des copies de ces correspondances ont été publiées sur le site du média The Rebel.

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