Le PQ défend la liberté d'expression dans le domaine culturel

Le PQ défend la liberté d'expression dans le domaine culturel

jeu, 30/08/2018 – 20:35
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Jean-François Lisée estime que la censure de la pièce Kanata a créé un regain d'intérêt pour le travail de Robert Lepage.

Voici la ou les sources de cet article : CBC News #1, #2, Le Devoir #1 et #2 / Voici la source de la photo : Amadalvarez, Wikimedia, CC BY-SA 4.0 (Image rognée)

Manifestement en arrière dans les sondages, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, multiplie les sorties médiatiques afin de vendre une flopée de mesures destinées à capter l'attention des électeurs. Ainsi, la formation politique promet de mettre un accent particulier sur la promotion de la culture québécoise s'il gagne les élections.

Miser sur la culture

Mercredi, le PQ a profité d'une visite au Théâtre La Bordée, en plein centre-ville de Québec, afin de mousser sa nouvelle plateforme culturelle. Les stratèges péquistes annoncent vouloir injecter 34 millions de dollars de subsides supplémentaires, chaque année, à l'actuelle Politique culturelle du Québec. Cette mesure, qui prendra effet à partir de 2022, entend bonifier les politiques culturelles des précédents gouvernements, sans pour autant chambouler le système actuel.

Poursuivant sur cette lancée, M. Lisée a récemment annoncé, selon ce que rapportent plusieurs médias, l'idée de relancer la production de la pièce Kanata de Robert Lepage. L'infortuné homme de théâtre aura essuyé des échecs cuisants cet été, dans un contexte où des groupuscules d'activistes ont mené une campagne d'intimidation pour que soient annulées les représentations de Slav et Kanata, deux créations fort attendues.

Pour fin de rappel, Kanata se voulait « une relecture de l'histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ». Mais le spectacle a fait l'objet de vives critiques d'un certain milieu qui l'accuse d'appropriation culturelle et lui reproche l'absence de comédiens autochtones. C'est ce qui a mis le feu aux poudres et provoqué le retrait des coproducteurs nord-américains.

Défendre la liberté d'expression

Se faisant le défenseur de la liberté d'expression, Jean-François Lisée se dit persuadé d'être en mesure d'intéresser de nouveaux coproducteurs afin de relancer ce grand projet laissé en plan. Par ailleurs, il promet de mettre les subsides du ministère de la Culture à contribution pour relancer la production de Kanata, si jamais les producteurs du secteur privé se désintéressaient de l'affaire.

Profitant de son récent passage à Québec, le chef péquiste a décoché une flèche à l'endroit des dirigeants du Conseil des arts du Canada à qui il reproche d'être « les relayeurs de la rectitude politique ambiante ».

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Commentaires

Si un petit groupe de manifestants activistes dénonçait des habitudes et comportements anthropomorphiques du fait de parler à nos animaux domestiques, surtout dans nos films, pièces de théâtre, dans nos parcs à chiens, sur la rue, etc. Nous répondrions tous en coeur en pointant bien haut notre majeur : « allez vous faire foutre bande de malades » et on passerait rapidement à autre chose en les ignorant fermement. Leurs dénonciations « d’appropriation culturelle » sont aussi folles que mon exemple et mérite la même réponse, le même traitement.
Qu’on leurs donne du crédit en les écoutant est déjà incompréhensible, pire, qu’on leurs réponde, c’est alors entrer dans leur jeu de psychopathes paranos. Mais le summum est d’en faire un immense plat médiatique. Si nous voulons que ces folies cessent, ne leurs donnons aucune attention, aucune visibilité, ni aucune publicité. Ici les mass-médias ont un rôle crucial à jouer, les ignorer, total silence radio.